Alors que le bureau national interprofessionnel du kiwi (Bik) a élu le 7 octobre son nouveau co-président Christophe Gautheron, aux côtés de Marie-José Sanz, le Bik espère désormais être reconnu par l’État comme association d’organisations de producteurs de gouvernance (AOPn) pour la filière kiwi. Créé à la fin des années 1970, le BIK rassemble des producteurs indépendants, des OP, des coopératives et des expéditeurs de kiwi. Il s’est constitué en association d’organisations de producteurs (AOP) le 7 juillet, dans le but d’obtenir ensuite la reconnaissance en AOPn. « La demande de reconnaissance sera déposée sous peu », a annoncé le Bik le 18 octobre à l’occasion d’un point presse.
Mais, cette reconnaissance en AOPn est aussi briguée par l’AOP kiwi de France fondée en mars par François Lafitte, un ancien du BIK qui a quitté l’organisation estimant que le Bik ne représente pas assez les intérêts des producteurs et surtout des organisations de producteurs (OP). En conférence de presse le 30 septembre, M. Lafitte indiquait que le ministère de l’Agriculture était « intéressé » par la démarche de son organisation mais que, le temps administratif étant « relativement long », il faudrait sans doute « au moins une année » pour obtenir la reconnaissance en AOPn.
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Pour l’heure, l’AOP kiwi de France rassemble neuf organisations fondatrices : quatre OP (Scaap KiwIfruits de France, Coop Vallée du Lot, Coop Lorifruit, Cadralbret) et cinq structures d’expédition (La Pinède, Sofruileg, Héliande, Lorisol et Agrucorse). Trois autres OP sont en cours d’adhésion, selon M. Lafitte.
Selon l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), il ne peut y avoir qu’une seule AOPn par produit reconnue par les pouvoirs publics.