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Financement KKO International à la recherche de fonds

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KKO International, le spécialiste du cacao, dont la filiale de production Soléa, dispose d’un foncier de 2 399 hectares en Côte d’Ivoire, étudie la mise en place d’un emprunt obligataire avec Bracknor Capital. Une solution qui permettra de couvrir les besoins en trésorie en attendant l’arrivée d’un investisseur sur le long terme.

Le groupe belge KKO International est en train d’étudier un projet de financement obligataire, en attendant l’arrivée de nouveaux investisseurs. Le spécialiste de la production de cacao en Côte d’Ivoire a annoncé le 21 février étudier avec le fonds Bracknor Capital Ltd, spécialiste de ce type d’émission "la mise en place d’une ligne de financement obligataire flexible par émission d’obligations convertibles en actions (OCA) de la société ainsi que de droits de souscription (OCABSA) en faveur de Bracknor Fund Ltd". Cet emprunt obligataire porterait sur un montant maximum de 3 millions d’euros. "Il permettrait de couvrir les besoins en trésorerie des opérations en Côte d’Ivoire et notamment de poursuivre le planting sur les surfaces prédéveloppées d’Akossikro et de Kotokonou en attendant la concrétisation d’un financement long-terme", explique KKO International.

Les modalités de l’emprunt

Techniquement, ces obligations pourront être souscrites en douze tranches séquentielles d’OCABSA de 250 000 euros, sur demande de KKO International, sur une période de 36 mois à compter de la date de réalisation de la transaction. La société se donne pour objectif d’avoir recours au minimum de tranches. Les obligations ne portant pas intérêt, le fonds Bracknor, dont la maison mère est basée à Dubaï, touchera une commission unique égale à 4 % du montant des OCA effectivement souscrites, "qu’il s’engage à réinvestir dans la société en contrepartie d’OCA complémentaires (non assorties de BSA)", est-il précisé. Le prix de conversion des OCA serait fixé à 85 % de la moyenne pondérée des cours des 30 jours de cotation qui précèdent la notification de la conversion. En théorie, sur la base des cours récents, soit 2,07 euros par action et à cours constants ensuite, "l’opération pourrait se traduire par un apport de fonds propres de 3 millions d’euros via les OCA et d’approximativement 4,6 millions d’euros via l’exercice des BSA", souligne encore KKO International.

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À la recherche d’investisseurs

Le choix de cet emprunt obligataire peu courant, mais plus flexible qu’une émission obligataire classique, intervient dans l’attente de la finalisation des négociations en cours avec plusieurs investisseurs "sur des modalités financières non encore définies", indique un proche du dossier. Lors de son introduction en octobre 2015, KKO International n’avait levé que 6,5 millions d’euros sur un objectif de 10 à 12 millions (Agra Alimentation du 29 octobre 2015). Un manque de fonds qui ne lui a donc pas permis de réaliser tous ses projets. Ainsi la finalisation de la mise en exploitation des 3 000 hectares initialement prévue pour la fin 2017 est désormais "attendue courant 2018", indique le groupe. Sloléa, sa filiale de production en Côte d’Ivoire, dispose d’un foncier de 2 399 hectares, dont 1 549 hectares en exploitation. C’est donc pour couvrir ses besoins de développement à moyen terme que KKO International est en quête de nouveaux investisseurs. Son capital est actuellement réparti pour 49 % dans le public, et le solde est toujours entre les mains des actionnaires historiques.

En octobre dernier à l’occasion de la publication des comptes semestriels, KKO International maintenait son "objectif de rentabilité positive en 2018". Les résultats annuels seront annoncés le 28 avril prochain.