Abonné

Klaus, un chocolatier en quête de croissance

- - 3 min

Le chocolatier Klaus (5,8 millions d’euros de chiffre d’affaires) a développé une nouvelle stratégie : avant de pouvoir renforcer sa marque propre, elle souhaite prendre le rôle de sous-traitant de confiserie haut de gamme. Spécialisée dans les chocolats et les caramels mous, elle envisage une acquisition dans un nouveau segment de la confiserie.

Lorsque Philippe Leroux a racheté la chocolaterie Klaus il y a trois ans, c’était avec l’idée de faire croître son réseau de commercialisation à travers de nombreuses acquisitions. Il n’a pas pu mettre ce projet à exécution, mais a mis à profit ces trois années pour redessiner la stratégie de la chocolaterie de l’Est. S’estimant trop petit pour développer convenablement sa marque propre, il a choisi de mettre son outil et son laboratoire de recherche à la disposition d’industriels et de distributeurs souhaitant commercialiser des confiseries haut de gamme sous leurs marques propres, pour les premiers, et sous marques de distributeurs pour les seconds.

11 % de croissance

Cette stratégie a été bien développée : les MDD et grands comptes entrent désormais à hauteur de 30 % dans le chiffre d’affaires de la société. « Nous aimerions, dans notre secteur, être la cellule d’innovation des marques de distributeurs», dit Philippe Leroux, qui ajoute : « Nous voulons produire des produits à haute valeur ajoutée, mais pas nécessairement sous notre marque ». La marque Klaus, quant à elle, se développe quelque peu, à son rythme, mais il est impensable pour l’heure de faire de la communication à grande échelle. L’entreprise est spécialisée dans les tablettes de chocolat fourrées, les barrettes de chocolat et les caramels mous, mais elle souhaite élargir sa palette à d’autres produits régionaux haut de gamme.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

acquisition
Suivi
Suivre

Une acquisition envisagée

L’idée d’une croissance externe reste à l’ordre du jour. « Nous avons un projet concret de rachat d’une société, qui fabrique des produits autres que du chocolat, annonce Philippe Leroux, mais il nous faut l’aval de nos investisseurs. Nos nouveaux partenaires financiers devront se prononcer dans le courant de l’année». En attendant, Klaus a trouvé sa vitesse de croisière : son chiffre d’affaires a connu une croissance de 11 % entre 2002 et 2003, à 5,8 millions d’euros, et compte sur le même taux pour cette année.

 

Etre la cellule d’innovation des marques de distributeurs