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L214 se mobilise contre les animaux destinés à la chasse

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Une chose est désormais certaine : rares sont les filières auxquelles L214 ne s’intéressera pas. Après avoir dénoncé les travers des élevages de porcs, de dindes ou même d’abeilles, l’association a consacré sa dernière enquête à l’élevage de gibier de chasse, en s’en prenant au poids lourd Gibovendée.

Constatant que l’entreprise, « leader de la reproduction du gibier en France et en Europe », vend plus d’un tiers de sa production de faisans au Royaume-Uni, L214 a demandé à Eurotunnel par un communiqué du 25 septembre « de refuser de transporter ces animaux destinés à être chassés ». L’association appuie cette demande par une vidéo tournée aux côtés du naturaliste Pierre Rigaud sur l’un des sites de production de Gibovendée à Missé, dans les Deux-Sèvres.

Sur les images, des faisans et des perdrix sont rassemblés par trois ou quatre dans des cages au sol grillagé, le bec fermé par un anneau. Mais pour Jean-Christophe Chastang, président du Syndicat national des producteurs de gibier de chasse (SNPGC), elles n’ont « rien à voir avec la réalité ». « C’est un atelier de reproduction, avec des oiseaux qui ne sont pas destinés à être relâchés », explique-t-il. Car la charte de qualité établie par son syndicat l’indique clairement : les faisans élevés pour la chasse bénéficient d’au moins 3 m2 dans de grandes volières, qui doivent, elles, « posséder une végétation de qualité ».

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L’attaque heurte d’autant plus les éleveurs de gibier que « la France est leader en matière de cynégéculture en Europe », comme le souligne Jean-Christophe Chastang. « Nous sommes un des fleurons de l’élevage français. Notre filière est contrôlée de manière rigoureuse, nos oiseaux sont élevés au sein d’espaces naturels, et nous menons des programmes de recherche et développement sur la biosécurité, la génétique », insiste le président du syndicat.

« La France est leader en matière de cynégéculture en Europe »