Dans sa note de conjoncture mensuelle Agreste, parue le 12 mai, le service de statistique du ministère de l’agriculture estime une baisse de la sole hexagonale de maïs grain entre 2025 et 2026 de 10,9 %, pour tomber à 1,38 Mha. Cette prévision correspond à la fourchette basse des attentes de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) que nous révélions courant avril, qui prévoit un recul, pour le moment, de 10 % à 15 %. L’organisme confirme l’hétérogénéité des situations. Le grand Ouest est le plus touché. Le repli des assolements atteindrait 30 % dans les Pays de la Loire, 16 % en Bretagne, 13 % en Midi-Pyrénées, et 12 % en Poitou-Charentes. En maïs fourrage, le recul est marginal, de seulement 1,3 %, à 1,179 Mha. Le ministère explique la baisse générale des assolements de maïs par « des rendements bien inférieurs à la moyenne dans certaines régions en 2025 (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire), surtout en l’absence d’irrigation ». Les professionnels pointent également la hausse des engrais et de l’énergie, suite au conflit au Moyen-Orient.
Les surfaces de tournesol et de soja augmenteraient annuellement de leur côté, de respectivement 4,7 % et 4 %, à 717 000 ha et 156 000 ha. Ces variations s’avèrent inférieures à celles attendues par Terres Univia (interprofession des oléoprotéagineux). Comme pour le maïs, les situations divergent selon les régions. À noter que l’Aquitaine pourrait connaître une progression de 24 % de sa surface de tournesol en 2026. Néanmoins, ces chiffres sont amenés à évoluer dans les prochains mois. D’autant que la sole consacrée aux jachères est attendue comme stable, à 494 000 ha, alors que bon nombre de professionnelles s’attendent à une progression. Concernant les autres cultures (blé, pomme de terre, orge, etc.), les modifications par rapport au mois précédent sont mineures.
Recul de 30 % de la sole de maïs dans les Pays de la Loire.
KC