Dans son rapport du 12 mai, le département américain de l’agriculture (USDA) a livré ses premières projections concernant la récolte mondiale de grains pour la campagne 2026-2027. Il en ressort un effritement par rapport à l’an dernier, spécialement en blé. Dans le détail, la production planétaire de grains passerait de 2 993 Mt en 2025-2026 à 2 945 Mt lors de la prochaine campagne commerciale. En blé, elle tomberait à 819 Mt, contre presque 844 Mt l’année antérieure. L’une des raisons de cet effritement : le déficit hydrique marqué aux États-Unis, qui ferait chuter la production locale, passant de 54 Mt à 42,5 Mt. Ajoutons à cela que l’organisme table sur des productions en Australie et en Argentine plus conformes aux niveaux traditionnels historiques, à respectivement 30 Mt et 21 Mt, contre 36 et 28 Mt en 2025-2026. En maïs, la production se replierait également, mais de façon plus modérée, passant de 1 312 Mt à 1 295 Mt annuellement. En soja, elle augmenterait, passant de 427,6 Mt à 441,5 Mt.
Tous ces chiffres, se rapprochant de ceux publiés par le CIC courant avril, restent préliminaires, et pourraient encore fortement évoluer au cours de l’année. En effet, le confit au Moyen-Orient pourrait engendrer des baisses de surfaces plus importantes que prévu dans certains pays. Et le phénomène climatique El Nino pourrait frapper durement de grands bassins de production (Australie et Argentine notamment). Si ces prévisions se confirmaient, il s’agirait malgré tout d’une production assez confortable, la campagne 2025-2026 ayant été témoin de récoltes records. Les cours ont progressé le 12 mai de manière significative sur les marchés à terme européen et américain, suite à la publication du rapport. Sur Euronext, les prix en blé tendre gagnaient par exemple le soir du 12 mai entre 8 €/t et 6 €/t sur les échéances de livraisons pour la campagne 2026-2027.
Production de blé US attendue bien en dessous des 50 Mt.
KC