Si l’accord général de l’OMC est signé, la banane européenne et ACP « sera la première victime », a indique, Éric de Lucy, président de l’Union des groupements des producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN), sur place à Genève. La banane européenne, pierre d’achoppement dans les discussions de l’OMC, à telle enseigne que Pascal Lamy a souhaité détacher ce dossier de la discussion générale, est un enjeu délicat, parce que la banane « made in Europe » représente 40 000 emplois, localisés dans les îles : Martininique, Guadeloupe, Canaries, Madère.
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Signer un accord à l’OMC maintenant pourrait signifier ratifier la proposition de Pascal Lamy de ramener les droits d’entrée de la « banane-dollar » de 176 euros /tonne actuellement, à 116 d’ici 2015, selon Éric de Lucy. Or, rappelle-t-il, la production de la banane, activité de main d’œuvre, supporte un coût salarial de 150 $ la tonne dans les îles de l’UE, contre six dollars chez les compétiteurs équatoriens et colombiens. La production européenne de banane est d’environ 750 000 tonnes par an, à comparer avec les trois millions de tonnes que produit la Colombie et les cinq millions de tonnes que produit l’Équateur.