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La « banane-montagne », modèle de la banane propre

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Pour réduire l’emploi des pesticides, les résultats les plus rapides peuvent être obtenus par la façon de conduire les cultures, selon Marc Dorel, agronome du Cirad, spécialiste de la banane des Antilles. Les méthodes culturales pour réduire les pesticides existent dans un laboratoire naturel : les exploitations de « banane-montagne ».

Ces cultures bananières implantées dans les montagnes, comme le suggère leur nom, ont une forte densité de peuplement. Du coup, les plants résistent au vent et surtout, leur ombre évite aux mauvaises herbes de pousser, a expliqué Francis Lignières, président des producteurs de la Guadeloupe et exploitant sur un contrefort de la montagne centrale de l’île.

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Les travaux dans ces véritables galeries consistent entre autres à couper des feuilles des bananiers avec une faucille fixée au bout d’un long manche et à les laisser à terre pour occuper la place que pourrait prendre les adventices les plus robustes. Ce couvert végétal fournit en outre une matière organique qui limite l’apport d’engrais chimiques. « Nous cherchons à diffuser aux planteurs des plaines ces techniques que nous élaborons ici », a précisé Francis Lignières.