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Corne de l’Afrique La Banque mondiale multiplie par quatre son aide contre la famine africaine

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La Banque mondiale a pratiquement multiplié par quatre son aide à la Corne de l’Afrique frappée par la sécheresse et la famine, en la portant à près de 1,9 milliard de dollars. Mais le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, estime que la réponse de la communauté internationale à la propagation de la famine a « subi des retards et a été insuffisante » jusqu’à présent.

La Banque mondiale a porté à 1,88 milliard de dollars son aide aux pays de la Corne de l’Afrique confrontés à une des pires sécheresses en plus d’un demi-siècle, qui provoque une malnutrition croissante, de l’insécurité alimentaire et des déplacements de personnes. En juillet, l’institution financière internationale avait décidé d’octroyer à cette région de l’est de l’Afrique quelque 500 millions de dollars pour faire face à l’urgence alimentaire. « Pour faire face au désastre actuel, notre rôle est d’aider à bâtir la résistance de demain. Une crise humanitaire ne peut pas et ne doit pas devenir une crise perpétuelle », a déclaré le président de la Banque mondiale Robert Zoellick. Selon la Banque mondiale, plus de 13 millions d’habitants de la Corne de l’Afrique, notamment la Somalie, le Kenya, le Soudan du Sud et Djibouti, « ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate ».
L’Onu chiffre à 2,5 milliards de dollars les besoins financiers immédiats, tandis que la communauté internationale n’a promis que 1,4 milliard jusqu’ici, rappelle la Banque mondiale. Les ressources annoncées par la Banque mondiale seront réparties en trois temps: une réponse rapide de 288 millions de dollars d’ici la mi-2012, un soutien à la reprise économique (384 millions) jusque mi-2014, et une aide pour permettre à la région de résister aux sécheresses (1,2 milliard) sur le long terme.

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