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Vache folle La Belgique demande moins de tests « le plus vite possible »

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La Belgique, soutenue lors du Conseil agricole du 23 juin par douze pays de l’UE, a réclamé un relâchement « le plus vite possible » de l’intensité des tests pratiqués sur les bovins dans le cadre des programmes de surveillance de l’ESB ou maladie de la vache folle. Par ailleurs, les Vingt-sept ne se sont pas opposés au projet de Bruxelles d’autoriser l’utilisation des farines de poisson pour la fabrication des substituts de lait.

La Commission européenne a indiqué aux ministres de l’agriculture de l’UE, le 23 juin à Luxembourg, qu’elle allait examiner au second semestre les programmes révisés de suivi de l’ESB que les Etats membres pourront lui soumettre dès juillet. Ces programmes, a précisé la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, entreront en vigueur à compter du 1er janvier 2009.

Mme Vassiliou a aussi suggéré qu’une décision visant à relever l’âge limite pour les tests menés sur les animaux conduits à l’abattoir pourrait être prise, en fonction de l’avis de l’Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) qui sera publié mi-juillet.

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10% du budget de l’agence sanitaire belge

La commissaire répondait à Sabine Laruelle, la ministre belge de l’agriculture. Celle-ci, soutenue par le Portugal, la France, le Danemark, les Pays-Bas, la République tchèque, l’Irlande, la Hongrie, la Slovaquie, la Pologne, l’Italie, Chypre et la Slovénie, a réclamé la réduction, « le plus vite possible » du nombre de tests d’ESB. Selon la délégation belge, plus de 10% du budget de l’agence alimentaire belge sont absorbés par ces mesures de précaution, alors qu’aucun cas de vache folle n’a été décelé depuis octobre 2006.

Farines de poissons pour les substituts de lait

Par ailleurs, les Vingt-sept ne se sont pas opposés à l’adoption, par la Commission européenne, d’un amendement aux règles de prévention, de contrôle et d’éradication des EST qui va permettre d’utiliser des farines de poissons comme substitut au lait pour les veaux. La production, l’emballage, l’étiquetage et le transport de ces farines seront soumis à des règles de contrôles très strictes. Bruxelles pourra valider cette décision une fois passée la période de droit de regard (trois mois) du Parlement européen.