Abonné

La Belle Chaurienne lance huit recettes issues des terroirs de France

- - 3 min

Spécialiste du cassoulet en conserve, la Belle Chaurienne (Arterris) défie William Saurin et Raynal et Roquelaure, deux marques appartenant à Cofigeo, désormais très dominant sur le marché des plats appertisés. Pour y parvenir, elle lance une gamme de huit recettes issues des régions françaises.

La Belle Chaurienne quitte Castelnaudary (Aude) pour partir à la conquête de la France entière : c’est avec cette ambition que la PME languedocienne lance dans les grandes surfaces une gamme de huit recettes issues des terroirs français parmi lesquelles la dinde à la normande, le bœuf bourguignon, la pintade à la parisienne ou encore le coq au vin des Corbières (385 g à 420 g, PVC : 3,50 euros à 4 euros). « Notre ambition est de devenir la marque de référence dans les plats des terroirs français en élargissant notre gamme à toute la France », explique Maïlys Frémond, directrice du développement commercial et marketing de la Belle Chaurienne.

Pour mettre sur le marché ces nouvelles recettes, la Belle Chaurienne a pu s’appuyer sur usine de Castelnaudary, sans engager d’investissements conséquents pour adapter l’outil industriel déjà parfaitement configuré pour la production de plats appertisés, sa spécialité.

Pour se différencier de la concurrence, la Belle Chaurienne veut capitaliser sur sa notoriété à l’échelle nationale – la marque existe depuis 1964 – et son savoir-faire régional. « Tous nos plats sont fabriqués sur notre unique site de Castelnaudary, toutes nos viandes, à l’exception du mouton, sont d’origine française et nos produits sont sans additifs », souligne Maïlys Frémond.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Défier un acteur dominant

Le défi est de taille pour la Belle Chaurienne, la marque phare de la Conserverie du Languedoc, qui emploie 120 salariés et a réalisé 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018. Faisant partie de la Financière Turenne Lafayette (présidée par feu Monique Piffaut), la Conserverie du Languedoc a été reprise fin 2017 par la coopérative toulousaine Arterris. Elle se retrouve aujourd’hui en concurrence avec deux marques de Cofigeo : Raynal et Roquelaure et surtout William Saurin, également issu du démantèlement de la Financière Turenne Lafayette. Or, ces deux marques exercent désormais une position dominante sur le marché des plats appertisés en GMS représentant 500 millions d’euros de chiffre d’affaires par an (130 000 tonnes).

La belle Chaurienne occupe une place de choix avec 25 % du marché du cassoulet supérieur en conserve, un marché de 48 millions d’euros par an en GMS (9 000 tonnes). Mais elle veut désormais sortir de ce rôle de spécialiste et s’adressant à tous les consommateurs en recherche d’un repas individuel. Si elle ne se fixe pas d’objectifs chiffrés avec sa nouvelle gamme référencée pour l’instant chez Carrefour, Casino et certains centres E. Leclerc, Maïlys Frémond estime que le chiffre d’affaires de la Conserverie du Languedoc devrait légèrement croître en 2019, après une année 2018 à +12 % par rapport à 2017.