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Biomasse La biomasse : un réservoir d'énergie et d'emplois

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Un voyage de presse organisé par la Fedene (1) le 8 avril à Orléans (45) était l'occasion d'évoquer le nombre d'emplois induits par le développement de la biomasse, première énergie renouvelable de France.

LA biomasse est la première énergie renouvelable de France. C'est aussi l'énergie renouvelable la plus méconnue du grand public. Selon un sondage Ipsos (2) pour le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) en 2013, 16% seulement des Français savent de quoi il s'agit. La combustion de matière organique (bois, pailles, …) produit de la chaleur qui permet notamment de chauffer l'eau. La France, troisième forêt d'Europe, a un potentiel de développement énorme. « De moins de dix millions d'hectares en 1830, la forêt française atteint 16 millions d'hectares en 2013 », affirme Jean-Claude Boncorps, président de la Fedene. La source d'énergie est disponible, mais n'est pas toujours accessible. « La gestion des forêts est complexe du fait de la multitude de propriétaires », explique Pierre de Montivault, directeur général de Bois énergie France de Dalkia. Un exploitant forestier doit travailler avec de très nombreux propriétaires. « Un des demandes récurrentes au sein de la filière est d'avoir accès au cadastre pour pouvoir travailler plus facilement avec des propriétaires très nombreux », poursuit-il. Or, sans producteurs de bois, c'est toute la filière qui est mise en difficulté. L'accès au cadastre faciliterait le travail des exploitants forestiers.

Des emplois à chaque étape

Olivier Dubois, exploitant forestier, travaille notamment dans la forêt de la Ferté-Saint Aubin à 20 kilomètres d'Orléans. « Sur une parcelle de trois hectares, il faut trois travailleurs à temps plein », explique-t-il. En un jour, ils peuvent remplir 5 à 8 camions de bois broyés sur place par un camion broyeur ce qui représente 30 à 60 tonnes par jour. Les arbres abattus qui sont trop humides sont laissés sur le bord du sentier. « Ils peuvent rester là pendant plusieurs semaines, le temps qu'il se décharge en humidité », ajoute-t-il. Et pour cause, le prix du bois varie en fonction du taux d'humidité. « Nous achetons du bois, pas de l'eau », lance un salarié de la chaufferie biomasse d'Orléans Nord. En arrivant à la chaufferie, les camions sont pesés et le taux d'humidité du bois est mesuré.

A Orléans, deux chaufferies biomasse ont pour objectif de chauffer 27% de la ville. L'une des chaufferies est déjà en activité. Elle embauche à temps plein une quinzaine de salariés. L'autre créera le même nombre d'emplois. Mais sa construction fournit aussi du travail aux entreprises de travaux. « Sur le chantier, 150 emplois sont créés pendant les travaux qui doivent durer un an et demi », explique Pascal Roger, vice-président de la Fedene, en présentant le chantier de la chaufferie d'Orléans Nord. Elle devrait consommer 110 000 tonnes de bois énergie tous les ans pour chauffer l'équivalent de 12000 logements. Sa mise en fonctionnement est prévue en juillet 2014.

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(1) Fédération des services énergie environnement

(2) Institut de sondage français