Genopole, cluster dédié aux biothérapies et à moindre degré aux biotechnologies, installé à Évry-Corbeil-Essonnes, a déjà augmenté la part des biotechnologies et compte poursuivre cette évolution.
Les biotechnologies, qui représentent 30 % de son activité, après vingt ans d’existence du Genopole, devraient atteindre une part de 40 % d’ici trois ans, indiquait son directeur général, Jean-Marc Grognet, lors 20ème anniversaire du cluster.
Un cluster est un réseau d'entreprises, d'universitaires et de chercheurs. L’activité emblématique du Genopole est la recherche médicale autour du Téléthon. La raison du choix d’augmenter la part des biotechnologies à Genopole est la croissance rapide des entreprises de ce secteur, a précisé Jean-Marc Grognet.
Les biotechnologies à Genopole recouvrent trois grandes catégories :
- celles qui tendent à produire des molécules chimiques et énergétiques renouvelables en remplacement du pétrole, et qui sont présentes à Genopole notamment à travers la société Global Bioenergies (qui met au point des biocarburants et des molécules biosourcées pour la chimie) ;
- celles qui travaillent pour l’alimentation du futur, avec des jeunes entreprises comme Ynsect ou Innovafeed, dont l’objectif est de mettre au point une production de protéines animales en élevant des insectes ;
- et celles qui développent des techniques et des outils de détection de pathogènes, telle Anova-Plus, jeune entreprise qui conçoit depuis 2016 des solutions et des instruments de diagnostic précoce des pathogènes des vignobles et des champs de grandes cultures, afin que les agriculteurs traitent au bon moment et sur la bonne cible et à la bonne dose.
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Pour augmenter la part des biotechnologies à Genopole, le cluster sera agrandi. « Nous avons quatre campus aujourd’hui. Demain, nous en aurons un cinquième, pour permettre le développement industriel des entreprises avec des unités pilotes », a conclu Jean-Marc Grognet.
Marc Nicolle