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La Brasserie de Bretagne change de dimension

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La PME brassicole (43 salariés) a investi 12 M€ pour transférer son site de production à Concarneau et doubler sa capacité de production (130 000 hl par an). Malgré la Covid-19 et la fermeture des CHR, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 15 M€ en 2020, en progression de 11 % par rapport à 2019.

Depuis mai derrnier, la Brasserie de Bretagne (marques : Britt, Sant Erwann, Dremmwel et Ar-men) s’est installée dans son nouveau site de production située à l’entrée nord de Concarneau (Finistère). « Nous étions à l’étroit sur notre site historique avec un outil développé sur 4 500 m2 et qui tournait en 3 X 8 pour une production maximale de 70 000 hl. Grâce au soutien de la ville de Concarneau nous avons pu trouver une nouvelle implantation à l’entrée de la commune avec un terrain de 20 000 m2 qui nous a permis de créer 8 500 m2 de bâtiments dont une salle de brassage avec 17 cuves principales (tanks de fermentation de 1 000 hl), une zone de stockage de 1 000 m, en sachant que l’essentiel de nos productions est stocké chez notre partenaire logistique LCS à Quimperlé, ainsi qu’une station d’épuration. Au final, 70 % de notre outil de production sont entièrement neufs », souligne Marc-Olivier Bernard, président de la Brasserie de Bretagne et de Fabulous French Brasseurs (FFB). Cette structure créée début 2020 avec la Brasserie de Vézelay et la Brasserie Artisanale du Sud est destinée notamment à mutualiser leurs équipes commerciales pour étendre leur distribution au plan national (quinze commerciaux aujourd’hui).

L’investissement total opéré par la Brasserie de Bretagne à Concarneau s’élève à 12 M€ (financés intégralement par endettement) dont 4 M€ consacrés à l’outil industriel, le reste concernant l’achat du terrain et la construction des bâtiments. « Notre process est resté inchangé avec toujours une refermentation à chaud (23° C) pendant une semaine en sachant que l’ensemble de la fabrication dure entre trois semaines et un mois », précise Marc-Olivier Bernard. En termes de production, le nouveau site permet à la brasserie de faire passer ses volumes de 75 000 hl en 2019 à 85 000 hl l’an dernier et 100 000 hl visés cette année. « Nous avons une capacité de 130 000 hl en sachant que nous disposons de réserves foncières importantes pour envisager l’avenir sereinement », prolonge-t-il.

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Création d’une malterie dans une logique de circuit court

Malgré la Covid-19 et la fermeture des CHR qui représentent tout de même 30 % de ses ventes dans la région grand Ouest, la Brasserie de Bretagne a réussi à développer son activité en grande distribution, notamment en étendant géographiquement ses débouchés commerciaux grâce à la mise en place du réseau FFB. « Notre chiffre d’affaires est ainsi passé de 13,5 à 15 M€ entre 2019 et 2020 et nous avons désormais les moyens industriels de nos ambitions pour poursuivre notre expansion », annonce Marc-Olivier Bernard. À noter que la Brasserie de Bretagne, qui réalise déjà 40 % de ses ventes sur le segment des bières bio, avec ses marques Dremmwel et Ar-Men, s’est également associée, fin 2019, avec les brasseries bretonnes Lancelot, Coreff et cinq autres micro-brasseries locales pour créer, à Scaër (Finistère), la Malterie de Bretagne. Le but est de ne plus être dépendant d’approvisionnements en malt venant d’autres régions et de favoriser le circuit court. « Nous avons investi 1,2 M€, dont 700 K€ d’aides et d’avances remboursables de l’Agence Bio et de la Bpifrance, dans cette société coopérative d’intérêt collectif qui a produit 500 tonnes de malt en 2020 et devrait doubler sa production cette année avec une deuxième tranche d’investissement de 700 K€ », conclut Marc-Olivier Bernard.