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Crise du porc La caisse de solidarité Stabiporc est opérationnelle

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La Caisse d’avance de trésorerie (Cat) ou Stabiporc est lancée. La signature a eu lieu le 27 février entre les différents partenaires financiers. 100 millions d’euros de prêts vont être consentis aux éleveurs de porcs en difficultés.

Les partenaires financiers de Stabiporc, ou caisse d’avance de trésorerie (Cat) pour les éleveurs de porcs en difficultés, ont signé le 27 février la constitution d’une nouvelle ligne de prêts pour 100 millions d’euros. Une initiative privée emmenée par le Crédit agricole qui y contribue pour 60 millions d’euros, suivi par le Crédit mutuel, les Banques populaires et les fonds professionnels Unigrains et Sofiprotéol. Les autres signataires sont l’interprofession et les coopératives qui participeront à la mise en œuvre de l’opération. Les prêts de trésorerie transiteront par les groupements de producteurs et devraient être dans les exploitations mi-mars. Leur montant sera calculé en fonction du nombre de porcs produits (4,60 euros par porcs) avec un maximum de 6 000 porcs par exploitation. Cela devrait concerner environ 5 000 exploitations et 21 millions de porcs produits sur un total de 26 millions. Les 100 millions d’euros devraient couvrir un tiers des besoins de trésorerie que ne peuvent pas couvrir les exploitations elles-mêmes, estime un banquier.

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Réserves de la Confédération paysanne

« Nous n’avons jamais eu autant de demandes de la part des éleveurs. C’est une opération importante, extrêmement attendue », avait indiqué Jean-Michel Serres, Président de la Fédération nationale porcine (FNP). Inaporc s’est par ailleurs engagé à apporter 2 millions d’euros aux éleveurs pour servir de garantie aux organismes bancaires. La Confédération paysanne s’est félicité dans un communiqué du 28 février du dispositif mais déplore ses modalités de mise en œuvre. « Le montant alloué est trop faible, ne couvrant pas les pertes actuelles endurées par les éleveurs. L’absence d’arbitrage public pour la distribution de l’aide laisse présager une répartition très inéquitable favorisant, comme on a pu le voir dans la passé, les grosses exploitations », indique le syndicat. La Confédération paysanne demande une transparence dans la mise en œuvre du dispositif.