Abonné

États-Unis La Californie veut imposer un étiquetage OGM

- - 2 min

La Californie espère devenir en novembre le premier État américain à imposer un étiquetage spécial pour les produits OGM, un projet auquel s’opposent farouchement les géants de l’agrochimie et de l’agroalimentaire, tandis que ses défenseurs invoquent le droit de savoir. Le 6 novembre, les électeurs américains n’éliront pas seulement leur président mais devront également se prononcer sur une série de référendums – les propositions. En Californie, l’une des plus disputées et commentées est la Proposition 37, qui vise à imposer un étiquetage spécial pour les produits OGM. Cela fait plus de dix ans que les consommateurs, aux Etats-Unis, essaient d’obtenir l’étiquetage des produits contenant des OGM, comme en Europe. Une perspective qui n’est pas du goût des géants de l’agrochimie et de l’agroalimentaire – Monsanto, Bayer, BASF, DuPont, Coca Cola, Pepsi, Kellogg, Heinz – qui font barrage au texte à coups de millions de dollars. Selon les chiffres officiels, les défenseurs du texte avaient levé fin septembre un peu plus de 4 millions de dollars, contre plus de 34 millions pour leurs opposants, qui ont pu financer une campagne publicitaire massive. Les effets ont été immédiats : fin septembre, les partisans du oui étaient largement majoritaires (66,9% en faveur du texte, 22,3% contre) mais à la mi-octobre, la proposition n’avait plus que 48,3% de défenseurs, contre 40,2% d’opposants, selon un sondage de la Pepperdine University.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.