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La carotte grevée par les fortes chaleurs, sauf en primeur

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La production de carottes a été tributaire des conditions météorologiques affectant les rendements et augmentant la pression phytosanitaire, à l’exception des primeurs  

La production nationale de carottes pour le marché du frais arrêtée au 1er septembre est estimée à 335 100 tonnes pour la campagne 2026-2027, en baisse de 11 % par rapport à la campagne précédente et inférieure de 4 % à la moyenne des cinq dernières campagnes, selon une note des services du ministère de l’Agriculture (Agreste) le 23 octobre. La situation est différente selon le type de carotte. En produit de saison, la météo particulièrement chaude et sèche depuis fin mai a perturbé les semis et la croissance pour les carottes de saison, se traduisant par des difficultés de germination et de levée, du stress thermique et hydrique, ainsi que des problèmes d’adventices. Dans ces conditions, les rendements seraient inférieurs à la campagne précédente (d’au moins 15 %), et certaines parcelles pourraient finalement ne pas être récoltées. « À ce stade, les estimations de récolte des prochains mois anticipent un recul de production équivalent sur l’ensemble de l'automne », précise le ministère.

En revanche, la carotte primeur a présenté de bons volumes en juin, supérieurs de 21% à ceux de 2025 et de 25% à la moyenne quinquennale sur le même mois, malgré des rendements parfois variables en raison de difficultés de semis induites par les fortes pluies de février. 

Conservation : adventices et grosse chaleur

Par ailleurs, le RNM (FranceAgrimer) a édité son bilan de campagne 2025-2026 pour la carotte de conservation qui a traversé une année atypique, marquée par des contraintes agronomiques persistantes. Une forte pression des adventices, particulièrement dans le bassin Sud-Ouest, ainsi que des attaques de nématodes et de pythium, ont affecté la production. Par ailleurs, la campagne s’est caractérisée par une prédominance des gros calibres. À partir de mars, une augmentation des écarts de tri limite la part de produit valorisable. Les fortes températures de l’été 2025 ont entraîné des resemis et décalé temporairement les récoltes, limitant les disponibilités au début de l’automne.

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La fin de saison estivale plus favorable a permis toutefois d’assurer une récolte correcte pour le début 2026. En janvier et février 2026, les précipitations continues, ainsi que les tempêtes Leonardo, Marta puis Nils, ont affecté plusieurs zones de production, notamment la Nouvelle‑Aquitaine et la façade littorale de la Normandie au Sud‑Ouest. Les récoltes et l’activité des stations de conditionnement ont été perturbées. Par ailleurs, entre septembre 2025 et mars 2026, l’offre française a dû faire face à des importations en progression par rapport à la même période de la campagne précédente, principalement portées par l’augmentation des volumes en provenance de Belgique.

PG

+21% pour les rendements en primeurs