La coopérative vendéenne poursuit le développement de ses filières en agriculture biologique. À l’horizon 2021/2022, elle ambitionne 12 % à 15 % de la production végétale française bio (hors production fourragère). Une stratégie qui se construit de la collecte à la transformation.
Les chiffres des productions de grandes cultures bio de la Cavac parlent d’eux-mêmes. 44 000 tonnes (t) ont été collectées sur la campagne 2017/2018 et 75 000 t sont prévues sur le prochain exercice. « Le bio va continuer de prendre de l’importance. On peut doubler les surfaces à horizon deux ans », s’est félicité Jacques Bourgeais, le directeur général de la Cavac, lors de son assemblée générale le 14 décembre. Les autres productions ne sont pas en reste. En légumes secs, le bio représente 20 % des surfaces. En légumes industrie, le nombre d’hectares dédiés à l’agriculture biologique devrait égaler, voire dépasser, le conventionnel durant l’exercice 2018/2019. À l’horizon 2021/2022, elle ambitionne 12 % à 15 % de la production végétale française bio (hors production fourragère).
La coopérative soutient également le développement de filières bio sur les productions animales. Pour appuyer cette stratégie, la Cavac propose des aides à la conversion et une contractualisation sur les prix. « Cavac entend être un acteur important du territoire dans l’accompagnement des éleveurs en cheptels bovins bio […]. Nous proposons des aides financières intéressantes durant la période de conversion », rapporte Jacques Bourgeais. L’accompagnement des éleveurs bovins a également été renforcé avec l’embauche d’un technicien spécialisé. En porc, les aides se font « au travers d’un prix de vente garanti indexé sur les coûts de production et d’aides à la trésorerie ».
Une stratégie déclinée sur chaque activité
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Une stratégie qui affecte l’ensemble des activités de la Cavac. « Les ventes de phytosanitaires de synthèse ont baissé de 3 % sous l’effet notamment de la progression des surfaces bio. A l’inverse cette progression a boosté les ventes de fertilisants organiques », détaille le directeur général de la coopérative. Le développement de l’agriculture biologique joue également sur la fabrication de l’alimentation animale. « L’usine actuelle de Boupère arrive à saturation et nous prévoyons l’ouverture d’une nouvelle unité de transformation sur notre site de Fougeré à horizon 2020 », annonce-t-il.
La stratégie de développement du bio de la Cavac se poursuit jusque dans les outils de conditionnement et de transformation. Pour preuve, la filiale de panification Biofournil affiche une croissance de 22 % sur l’exercice 2017/2018. Le développement de nouveaux produits sans sel nitrité au sein de la marque « Aim & bio » par la filiale Bioporc en est une autre démonstration. Sa nouvelle gamme orientée traiteur offre aussi un nouveau débouché pour les productions de quinoa et lentilles de la coopérative. La Cavac va maintenant commercialiser des biscuits et galettes bio avec les deux entreprises, Les P’tits amoureux et la créperie Catel Roc, acquises en 2018.