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Coopératives vinicoles La CCVF veut participer à la croissance du marché mondial du vin

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La Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) a tenu son congrès annuel le 4 juillet à Troyes sur le rôle des coopératives dans la croissance du marché mondial du vin. Pour son président, Boris Calmette, les caves coopératives doivent montrer qu’elles cherchent à se projeter sur les marchés plutôt qu’à s’en protéger, et par là même prouver que le régime coopératif n’est pas « ringard ».

«Il est inacceptable de voir que la France ne profite pas de la croissance du marché mondial du vin et que ce sont ses concurrents italiens et chiliens qui prennent ses parts », a martelé Boris Calmette à l’ouverture du congrès. Alors qu’aujourd’hui, une bouteille sur trois produite dans le monde traverse une frontière, la France perd des parts de marché. En 30 ans, sa part est passée de 29% à 14%, a indiqué Stéphane Héraud, chargé des dossiers économiques à la CCVF.
 
Les coopératives doivent investir davantage en aval
Les vins français doivent jouer sur leur bonne image à l’étranger, comme savent le faire les Italiens avec leurs vins à l’export ; la filière doit jouer sur l’engouement international pour les vins de cépage en promouvant les cépages français, a ajouté Stéphane Héraud.
Pour se projeter sur les marchés mondiaux, les coopératives doivent investir davantage en aval, et pour cela, la CCVF entrevoit deux pistes, évoquées par son président. Soit gagner des parts de marché en acquérant des sociétés existantes, comme par exemple des établissements de négoce ; soit créer des entreprises à fortes marques qui n’existent pas encore. « La filière française a des entreprises qui ne sont pas dimensionnées à un marché qui croît », a-t-il commenté.
 
La CCVF travaille avec le Cogeca sur l’accord UE-États-Unis
La CCVF travaille avec le Cogeca (Comité général de la coopération agricole de l’UE) sur l’accord UE-États-Unis pour examiner tous les points du futur accord qui concernent le vin (droits de douanes, obstacles non tarifaires, propriété intellectuelle, indications géographiques), a indiqué Thierry Coste, chargé des dossiers communautaires à la CCVF. « Nous devons être à l’intérieur de la négociation » : la consommation américaine de vin croît. « Elle est devenue culturelle » aux États-Unis.
La CCVF identifiera avec ses homologues du Cogeca tous les points de la négociation qui touchent au vin : les taxes américaines (sur les vins européens par rapport aux vins en provenance de pays du Nouveau Monde, comme le Chili), les pratiques œnologiques, la reconnaissance des indications géographiques selon les 52 États américains, a-t-il précisé.

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