Abonné

Relations commerciales/Recommandations La CEPC fixe des règles du jeu pour le management catégoriel

- - 2 min

La Commission d’examen des pratiques commerciales (CEPC) a publié un avis sur le management catégoriel (à la demande de l’Autorité de la concurrence), qui tend à se développer dans la grande distribution (soit en interne, soit en relation avec les fournisseurs).

Le management catégoriel à l’anglo-saxonne, qui consiste à sous-traiter l’animation du rayon à l’un des fournisseurs (jusqu’à déléguer la gestion des prix), selon un schéma inspiré de Wal-Mart, n’est pas le schéma le plus courant en France. Ce constat, dressé par la CEPC, n’en a pas moins empêché d’établir des règles de bonnes conduites pour encadrer la grande diversité de formes de coopération, du « partenariat renforcé » à de très nombreux cas de « collaboration ponctuelle » qu’elle a pu observer.
La CEPC appelle de ses vœux une plus grande transparence dans ce type de partenariats et veut s’assurer qu’ils n’aboutiront pas à favoriser un partenaire ou à déroger au droit de propriété intellectuelle.
Elle recommande d’établir des contrats dès lors que la coopération dépasse le cadre d’une simple collaboration ponctuelle. Une exigence qui s’accroît quand la collaboration devient plus étroite.

Encadrer les échanges d’information
Parmi les recommandations qui doivent servir de base à ces contrats, la CEPC évoque notamment la nécessité d’encadrer l’utilisation qui est faite des informations échangées entre fournisseurs et distributeurs concernant les panels, les données consommateurs, l’état des ventes… Quand les fournisseurs participent à l’animation d’une catégorie, ils doivent avoir connaissance des travaux d’évaluation qui sont réalisés. Tant les fournisseurs que les distributeurs doivent veiller à ce que les informations recueillies dans le cadre d’une telle collaboration ne soient pas utilisées à d’autres fins que celle-ci.
Enfin, concernant la mise en place des collaborations, la CEPC recommande que, dans le cas d’un management catégoriel « avec capitaine de catégorie » (système à l’anglo-saxonne), le distributeur informe le monde des affaires assez clairement de son projet et de son choix quand il est fait. De même, sans recourir pour autant à une procédure formelle, le distributeur devrait annoncer l’établissement des partenariats renforcés quand il en met en place.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre
concurrence
Suivi
Suivre