Dommage collatéral de cette nouvelle alliance, la cession de l’usine Nestlé de Challerange, dans les Ardennes, est suspendue. Direction et représentants du personnel se sont mis d’accord pour prendre « un délai de réflexion d’environ un mois afin d’actualiser les différentes études liées au projet de reprise » affirme le groupe dans un communiqué. L’apparition d’un géant dans les produits laitiers pourrait avoir tué dans l’œuf le projet de reprise de Robert Abbes et Jean-Louis Sena Cf. Agra alimentation n°1903, du 3 novembre 2005, p. 15.
Ces investisseurs privés misaient justement sur une reconversion de l’activité poudre de lait de l’usine (tournée à 100 % vers l’export et donc amenée à disparaître avec les restitutions européennes), vers les produits laitiers frais. Soutenu par la direction, ce projet remporte peu d’adhésion auprès du personnel, qui doute de sa pérennité. Pour l’instant,
la direction maintient l’activité du site qui emploie 82 personnes et s’approvisionne auprès de 350 producteurs de lait. Dans un premier temps écarté, un entrepreneur parisien, Marc Combelles, devrait soumettre à nouveau à la direction de Nestlé son projet basé sur un process de production de fromage sans affinage « à coût réduit » selon lui.
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Un prochain comité d’entreprise est prévu fin janvier pour faire le point.
Autre désengagement de Nestlé : l’usine de Quimperlé de Purina Petcare France (fabrication d’aliments pour animaux domestiques) qui emploie 216 salariés. Fin novembre, la direction a annoncé au comité central d’entreprise un projet de cession du site qui produit essentiellement des boîtes de conserve pour chats et chiens, ainsi que des croquettes. Selon le syndicat Force ouvrière, « la production de l’usine de Quimperlé serait répartie sur différentes usines en Hongrie, en Hollande et dans une moindre proportion en France ».
Enfin du côté de l’usine Nestlé de Saint Menet, près de Marseille, « de bonnes bases sont présentes et nous sommes proches d’un accord commercial », confie Jean Chenal, porteur du projet Net Cacao de reprise du site. Un accord avec les syndicats resterait la dernière étape avant une issue à cette crise qui a fait couler beaucoup d’encre.