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La Charlotte investit et mise sur l’export

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La filiale du groupe Senoble consacre 1,8 million d’euros à l’augmentation de sa capacité de fabrication et de surgélation de glaces et à l’amélioration de l’ergonomie de ses quatre lignes de production. La PME (210 salariés) mise sur l’export, prioritairement vers les États-Unis.

Spécialiste des glaces, des pâtisseries et autres gâteaux glacés, La Charlotte investit 1,8 million d’euros dans son site de production du Pas-de-Calais dans les deux ans à venir. « Financé par emprunt et sur fonds propres, cet investissement vise à la fois à augmenter de 50 % nos capacités de production et de surgélation de glaces et à améliorer l’ergonomie sur nos quatre lignes de production pour optimiser les flux et limiter les ports de charge pour nos 120 opérateurs de production. Nous prévoyons dix embauches d’ici à fin 2021, notamment des pilotes de machine et opérateurs de production », précise Pierre-Antoine Cravageot, nommé il y a deux mois directeur du site de cette filiale de Senoble, à tout juste 27 ans.

Créée en 1996 par Fabrice Legagneur, avec à l’époque un atelier-boutique à Boulogne-sur-Mer, La Charlotte s’est rapidement développée en créant, dès 1998, un site de production de 4 500 m2 dans la ZAC de Landacres à Hesdin-l’Abbé, porté à 9 000 m2 en 2005. Fin 2012, Senoble a racheté 60 % du capital détenus par la société Naye Invest, Fabrice Legagneur toujours en activité aujourd’hui, conservant les 40 % restants.

La PME de 210 salariés réalise deux tiers de ses ventes avec ses pâtisseries et gâteaux glacés, et le tiers restant avec ses glaces en vrac. L’essentiel de sa production est vendu dans les freezer centers (95 % de son chiffre d’affaires) et un peu en RHF, l’enseigne Picard représentant à elle seule 80 % de ses débouchés. « La forte dynamique de Picard durant la crise sanitaire nous a permis de compenser l’arrêt de la RHF, notre chiffre d’affaires est resté stable en 2020 à 27 millions d’euros, nos objectifs initiaux étaient de le faire progresser de 1,5 à 2 millions », poursuit Pierre-Antoine Cravageot.

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Cap sur les Etats-Unis

Alors qu’elle réalise la majorité de ses ventes en MDD et que l’export ne pèse pour l’instant que 3 %, la PME a développé, fin 2019, sa marque La Charlotte, positionnée plus haut de gamme, axée davantage sur la pâtisserie avec une trentaine de références. « La crise sanitaire a bousculé son lancement, mais nous la destinons principalement au food service et à l’export en grande distribution, prioritairement aux États-Unis où nous enverrons un VIE ouvrir un bureau commercial à New-York avant la fin d’année. Nos produits de pâtisserie moulée avec décors en trompe-l’œil et très festifs sont plus fortement valorisés sur le marché américain avec des prix de vente à l’unité supérieurs de 30 à 40 % », explique-t-il.

Face à l’incertitude de l’évolution de la pandémie de Covid-19, La Charlotte avait prudemment budgeté une baisse de 3 % de son chiffre d’affaires 2021. Mais, à l’issue du premier trimestre, ses ventes ont progressé de 6 % par rapport à la même période de 2020, grâce à l’arrivée de nouveaux clients en RHF, notamment la restauration à emporter et les boulangeries.