La chimie du végétal a besoin de davantage de compétences d'anticipation des marchés de matières premières et des produits biosourcés, indique une étude présentée le 30 octobre réalisée par l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) à Amiens par le conseil régional de Picardie et le pôle de compétitivité Industrie et agro-ressources (IAR). L'étude note la nécessité d'un « décloisonnement » entre les disciplines de la chimie et les sciences du vivant.
Autant les industriels de la chimie du végétal n'indiquent pas rencontrer de difficultés à recruter des profils de qualité, autant les entreprises de ces filières naissantes se montrent « particulièrement intéressées par les profils capables d'anticiper le marché ». Tel est le constat dressé par une étude réalisée par l'Apec et présentée par le conseil régional de Picardie et le pôle de compétitivité Industrie et agro-ressources (IAR). Cette étude a été co-financée par l'UE.
Assurer un débouché aux produits et substances biosourcées
Ces profils doivent être en mesure de garantir les achats de matières premières végétales à moindre coût, « et surtout d'assurer un débouché aux produits et substances biosourcées que les entreprises créent », indique l'étude. De même, selon ce travail, « le renforcement de l'image de la filière apparaît important, pour susciter l'intérêt des élèves et étudiants et éveiller de futures vocations ». Plus généralement, l'étude pointe l'importance de la demande des entreprises en profils ayant certes un socle de connaissances scientifiques solides, mais aussi la capacité de « piloter des projets, de diriger des équipes et de réaliser de l'ingénierie de l'innovation ».
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Enfin, des compétences sont attendues en compréhension des impacts environnementaux de cette nouvelle filière et en analyses de cycles de vie des bioproduits.
L'étude note la nécessité d'un « décloisonnement » entre les disciplines de la chimie et les sciences du vivant. En effet, « les industriels comme les formateurs sont confrontés à des difficultés liées notamment au cloisonnement historique entre les disciplines de la chimie et des sciences du vivant et de parcours disciplinaires particulièrement scindés ».