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Cyclope 2010 La Chine au cœur de la reprise des marchés des matières premières

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Si la Chine apparaît comme le moteur de la reprise sur les marchés des matières premières, elle demeure discrète sur le marché des produits agricoles à l’exception du soja. De fait, ceux-ci restent, selon Philippe Chalmin, directeur de l’ouvrage Cyclope, des oubliés de la reprise.

«La Chine est le personnage principal de cette édition de Cyclope ». C’est ce qu’a expliqué Philippe Chalmin, professeur à l’université Paris-Dauphine, à l’occasion de la présentation du dernier rapport annuel sur le marché des matières premières qu’il dirige, Cyclope 2010, le 18 mai, à Paris. Pour le spécialiste, la République populaire est clairement à l’origine de la reprise des marchés, « incontestable », même si des hésitations liées à la crise de l’euro existent. « Je suis persuadé que la réalité de la croissance chinoise n’est pas de 11,9 % mais de 14 ou 15 % », a-t-il précisé. La Chine est redevenue la seconde puissance économique mondiale tout en se plaçant parmi les tout premiers importateurs mondiaux de commodités. Elle est par exemple responsable de près de 60 % des importations de minerai de fer et c’est désormais en Chine que s’établit le prix mondial de ce produit. Elle occupe également la pôle position en ce qui concerne les importations de soja. Seul problème sur le plan agricole : la Chine est encore peu présente sur le marché international du blé, ou sur ceux du chocolat, du café et du cacao. Pour Philippe Chalmin, l’agriculture est « la grande oubliée » de la reprise. Les cours « sont restés d’une désespérante stabilité ces derniers mois », a-t-il observé. La faute « au temps long de l’investissement », qui reste « fondamental ». Sauf que les dépenses dans le secteur restent insuffisantes pour entraîner sa redynamisation.

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