Comment ne pas songer cette semaine à l’illustre fable de notre enfance au vu de l’actualité de cette semaine touchant deux des secteurs clés de l’industrie alimentaire nationale. Tous deux connaissent de sérieuses difficultés, le lait comme la volaille étant dans l’œil du cyclone depuis quelques années. Face à une conjoncture économique de plus en plus erratique et imprévisible et une concurrence étrangère plus qu’agressive, nombre d’entreprises de ces secteurs s’inquiétent de l’avenir. La réunion annoncée cette semaine d’Agrial et Eurial, deux coopératives encore relativement modestes dans le secteur laitier a été unanimement saluée comme une excellente nouvelle. En mettant en commun leurs atouts propres, elles diversifient leurs gammes, leurs débouchés avec des produits en phase avec les attentes des consommateurs notamment à l’étranger. En outre, elles atteignent une taille critique qui leur permet de mieux résister à la concurrence et de mieux répartir leurs risques. A contrario, la décision de Bruxelles de réduire les aides à l’exportation de volailles met en grave danger deux des entreprises phare du secteur. Les protestations se sont multipliées devant ce qu’on veut bien présenter comme un diktat. C’est oublier que cette mesure était attendue depuis longtemps, comme le rappellent, non sans malice, les confrères européens. Elle met en lumière l’impéritie totale devant cette fin annoncée qui aurait du inciter à des réorientations stratégiques (elles existent, d’autres l’ont prouvé) pour se donner les moyens de survivre sans aides et ne pas « se trouver fort dépourvu quand la bise fut venue ».
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