Suite à la publication la semaine dernière par l’Anses de son avis sur les risques liés au Bisphénol A (voir Agra Alimentation du 11 avril), la CLCV estime que « ce nouvel avis vient confirmer la nécessité de réduire l’exposition de la population au BPA, nécessité qui s’est traduite en France par l’adoption d’une loi interdisant ce matériau dans les emballages alimentaires à compter du 1er janvier 2015 ». Compte tenu de la nouvelle évaluation réalisée par l’Anses, cette échéance est jugée trop tardive par la CLCV qui demande aux parlementaires et au gouvernement de la ramener au 1er janvier 2014. D’ici là, elle appelle les professionnels et les pouvoirs publics à se mobiliser pour développer des alternatives fiables et correctement évaluées au BPA. À cet égard, le remplacement dans les tickets de caisse du BPA par le BPS, qui présente des caractéristiques chimiques très voisines, ne lui semble pas une solution satisfaisante et demande également un étiquetage des produits alimentaires contenant du BPA afin d’assurer l’information des consommateurs. Enfin, compte tenu des échanges de produits alimentaires au sein de l’Union européenne, elle juge indispensable de travailler à une harmonisation communautaire de l’évaluation et des règles encadrant cette substance.
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