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Semences fermières La CNDSF demande la liberté totale d’utilisation des semences de ferme

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Face à la préparation d’un prochain règlement semences à Bruxelles, la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF) demande que soit totalement libéralisée la possibilité d’emploi des semences fermières, quel que soit le produit. Elle l’a affirmé le 2 mars au Salon de l’agriculture.

«Si on n’avait pas eu de semence fermière, on n’aurait pas pu répondre à la nécessité affichée par l’Etat de développer la production de protéines françaises » affirme Michel Géray, porte-parole de la CNDSF. Et d’ajouter que pour les cultures intermédiaires, l’utilisation des graines fermières est indispensable. Or, aujourd’hui, les semences fermières, pour pouvoir être plantées, doivent figurer sur une liste de 21 espèces. La CNDSF demande l’abrogation de cette liste afin que le principe qui domine soit celui de la liberté.
Ces semences fermières jouent déjà leur rôle : en blé tendre, on estime leur part à 54% ; en colza, cette proportion descend à 35%. « En aucun cas on ne devrait poursuivre les agriculteurs », affirme Michel Géray. Enfin, alors que le futur règlement européen sur les semences devrait être publié en 2011, la CNDSF s’étonne de n’avoir absolument pas été consultée. La CNDSF, qui a rencontré le ministre au Salon de l’agriculture, a obtenu l’engagement d’être bientôt reçu par lui afin d’évoquer tous ces problèmes. « Il faut une prise de consicence », affime Michel Géray.

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