Chaque année, la dissémination dans l’environnement d’un million de tonnes de plastique peut être évitée, les émissions de dioxyde de carbone peuvent être réduites de 1,4 million de tonnes et 700 000 tonnes de pétrole peuvent être épargnées dans l’UE en remplaçant les sacs de courses en plastique par des matériaux communautaires d’origine agricole à base de maïs et de tournesol cultivés sur une superficie de moins de 3 millions d’ha, soit à peine 1,5 % de la superficie cultivée des Vingt-sept. C’est ce qu’a fait valoir le président de l’organisation agricole italienne Coldiretti, Sergio Marini, lors d’un entretien avec la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, le 27 février à Bruxelles.
La Coldiretti a lancé en Italie un projet impliquant l’industrie et le commerce de détail pour le développement de bio-plastique à partir de cultures nationales, l’objectif étant de remplacer totalement les sacs polluants d’ici 2010.
A l’échelle de l’UE, explique-t-elle, quelque 100 milliards de sacs de plastique sont utilisés annuellement, importés essentiellement de pays asiatiques comme la Chine, la Thaïlande et l’Indonésie. Une fois disséminés dans la nature, il leur faut au moins 200 ans pour se décomposer. Une pollution qui s’ajoute à l’émission des gaz à effet de serre et qui a des répercussions sur le climat et la consommation de carburants fossiles.
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500 grammes de maïs et 1 kg d’huile de tournesol peuvent permettre de produire environ 100 sacs de courses en bio-plastique non polluants (les « bio-sacs ») sans nuire à l’environnement, ce qui, selon l’organisation italienne, justifie la différence de prix de quelques centimes d’euros. Celle-ci aurait d’ailleurs tendance à se réduire : 8 cents pour le bio-sac contre 5 cents pour le sac traditionnel.