À l’occasion d’une conférence de presse le 16 octobre, le conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer a présenté ses premières estimations de la récolte de céréales bio, encore plus affectée par les pluies qu’en conventionnel. La collecte de blé tendre (bio et deuxième année de conversion) reculerait de 54 % par rapport à l’an passé, à 195 000 tonnes, la faute à une baisse des surfaces (liée aux semis empêchés par les pluies) et des rendements décevants. Pour référence, la récolte de blé conventionnel a été grevée cette année d’un peu plus d’un quart des volumes (à 25,75 millions de tonnes).
La chute est telle en bio que la collecte se situerait en deçà des utilisations attendues sur l’année (312 000 t, -17 %). En conséquence, les importations passeraient de 1 000 t à 50 000 t, les exportations reculeraient de 45 000 t (à 15 000 t), et le stock final chuterait de moitié. La collecte d’orge bio est également lourdement touchée, en baisse de 40 %, tout comme celle du triticale (-54 %). La qualité prélevée chez les organismes stockeurs laisse apparaître des poids spécifiques (PS) plus faibles que l’an passé, mais une « valeur d’usage intègre », avec notamment des indices de Hagberg très élevés (97 % sont supérieurs à 240 secondes), ainsi qu’une « très bonne qualité boulangère ».
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La récolte est mauvaise, mais pourrait redresser les prix après plusieurs mois d’offre excédentaire. Les analystes de FranceAgriMer observent « une tendance haussière des prix des céréales bio depuis septembre ». En 2023, la filière avait dû déclasser un volume record de céréales bio face à la baisse de la demande. 2023 avait aussi vu les surfaces de grandes cultures baisser de 24 000 ha, notamment les céréales et oléagineux (respectivement -4 719 ha et -16 792 ha).