Quelle que soit la quantité produite, la commercialisation des vins de Provence a progressé surtout à l'export ces dernières années, a montré le mini-salon des vins de Provence qui s'est tenu le 9 mars à Paris. En effet, malgré les années de faibles récoltes de 2012 et de 2013, la part de l'exportation des vins de ce bassin viticole est passée de 10% en 2007 à 15% en 2013, puis à 18% en 2014, selon le Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). L'engouement des populations urbaines et aisées pour le rosé aux États-Unis, Japon, Brésil, etc., se confirme. La proportion des vins de Provence vendus en grande distribution a décroché en 2014, à 37%, contre 40% en 2013. Les positions des vins de Provence peuvent encore s'affirmer davantage à l'export, malgré la concurrence qui se fait jour, notamment en provenance d'Italie, d'Espagne et d'Afrique du Sud, a déclaré le président du CIVP, Jean-Jacques Breban. Un atout de l'offre française, à mettre en œuvre, c'est l'amélioration de la conservation. « Il faut que les rosés issus de Provence puissent se conserver. Sinon, si on ne les vend pas dans l'année, cela pose un problème. C'est pourquoi ce sujet est un axe de travail de notre centre de recherche ». Confiant dans l'avenir, il a souligné « qu'il y a six ans, on nous disait que ce n'était pas la peine de vendre au Brésil. Aujourd'hui nous exportons sur cette destination ». Enfin, c'est plus sur les arômes que sur la couleur qu'il importe de faire porter les travaux, a indiqué pour sa part Alain Baccino, président du centre de recherche du rosé.
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