Abonné

Céréales La Commission européenne sourde aux revendications des États membres

- - 3 min

Un bref débat a eu lieu sur la situation du marché céréalier le 19 septembre lors de la réunion des ministres de l’agriculture de l’UE. Une occasion pour la Commission européenne de rappeler le bien-fondé de sa gestion du marché, alors que certains États membres, en particulier l’Autriche et la Pologne, sont montés au créneau pour souligner certains problèmes spécifiques auxquels ils sont confrontés.

C’est à une fin de non-recevoir que s’est heurtée la demande de l’Autriche de modifier certains critères d’accès à l’intervention compte tenu des intempéries qui ont eu un effet négatif sur la qualité de la récolte. Mariann Fischer Boel a clairement laissé entendre qu’elle n’entend pas répondre favorablement à cette requête afin d’éviter le stockage dans les entrepôts publics de blé de faible qualité dont le seul débouché est l’alimentation animale.

Toujours très extrême dans ses positions, la Suède a suggéré de mettre fin aux achats publics.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
La Réunion
Suivi
Suivre

Pour sa part, la Pologne, soutenue par la France, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, a estimé nécessaire de réorienter la gestion du marché communautaire. Cet État membre a tenté de convaincre la Commission qu’il serait opportun de recourir plus fréquemment aux adjudications à l’exportation pour écouler les excédents céréaliers des pays d’Europe centrale plutôt que de procéder à des achats à l’intervention. Cette façon de faire, ont indiqué les Polonais, permettrait de réduire les dépenses liées aux stocks d’intervention qui sont à la charge du budget de l’UE et de promouvoir l’action des agents économiques dans le secteur du commerce des céréales.

Mais la réponse de la commissaire à l’agriculture laisse peu d’espoir sur une possible modification des méthodes de gestion utilisées à Bruxelles. Mme Fischer Boel s’est en effet dite parfaitement consciente de la situation délicate rencontrée par la Pologne et, d’une manière générale par les pays d’Europe centrale en matière de stockage. L’OCM céréales, a-t-elle expliqué, fonctionne de manière complémentaire sur la base de deux instruments, chacun jouant son rôle, à savoir le stockage des céréales à l’intervention et la vente de grains sur le marché libre avec l’aide de restitutions à l’exportation. Cette approche dynamique et combiné de ces deux instruments est la seule permettant d’assurer une organisation sans problèmes du marché et de réduire la pression sur le marché, a-t-elle conclu.