La Compagnie des Amandes (CDA), représentant aujourd’hui 350 hectares en Provence et Occitanie signés ou plantés, a annoncé vouloir élargir son offre aux vergers de petite surface le 8 septembre. « L’amande en France, c’est 2 300 hectares pour plus de mille exploitations avec une surface moyenne de 2 hectares, explique François Moulias, directeur général à Agra Presse. Le producteur n’a pas les moyens s’investir en équipements, surtout en séchage. De plus, il n’a pas les volumes suffisants pour aborder le marché de la GMS, ou de la pâtisserie ». Du coup, CDA propose deux contrats d’achat à destination des plus petits producteurs. Le premier, sur trois ans, concernera aussi bien la récolte sur l’arbre, l’amande en coque après séchage, ou l’amandon après cassage et agréage. Elle paiera entre 6,84 € (achat sur l’arbre de vergers sans certifications environnementales) – la Compagnie prenant en charge tous les coûts ultérieurs – à 13,40 € (amandon calibré et certifié Bio). « Le contrat est conditionné par la mise en place de procédures de contrôle de qualité et de traçabilité dans le cadre de notre plan qualité », détaille François Moulias. L’autre contrat (3 à 15 ans) inclut des aides à la plantation, dont un crédit bancaire de 11 000€/hectare avec un différé de remboursement de cinq ans et une aide « bas carbone » évaluée à 3500€/hectare. Cette offre est proposée dans le cadre de l’organisation de producteurs « Amandiers de France », dont la CDA achètera la production. Une vingtaine d’exploitants se seraient manifestés. « Notre objectif est de conforter nos volumes pour répondre à des clients comme le nougatier Chabert & Guillot et structurer l’offre existante » conclut François Moulias.
CDA paierait 13,40 €/kg pour un amandon calibré et certifié Bio
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