Moderniser sa forme n’est évidemment pas l’unique défi de l’Académie d’agriculture qui poursuit ses travaux de fond dans cette période « charnière », selon son président Jean-François Colomer. « Les agriculteurs ont pris conscience qu’il se prépare une nouvelle révolution agricole, comme il y a cinquante ans. Nous sommes, sur ces sujets, au pied du mur. D’où l’urgence qu’il y a à défendre la science ». L’institution entend proposer un projet qui fasse sens à la fois pour l’agriculture, l’agroalimentaire et l’environnement. C’est aussi la demande du ministre de l’Agriculture qui, lors de son passage furtif à la séance de rentrée solennelle de l’Académie, a enjoint les membres « à se mettre en situation, au XXIe siècle, de combiner une agriculture à la fois performante économiquement et écologiquement : c’est par la recherche que l’on peut aboutir à ce type de performance », a-t-il ajouté. Les groupes de réflexion de l’Académie s’y activent : celui consacré aux « potentiels de la science » a produit une vingtaine d’articles qui seront publiés prochainement, sur les découvertes les plus récentes en matière d’agriculture et de sylviculture. Parmi les autres thèmes de recherche, la compagnie tiendra sa prochaine séance de travail et de débat le 10 octobre, sur « une utilisation plus efficace du phosphore dans les agrosystèmes ». D’ici à décembre, elle se penchera également sur la manière de gérer les aléas dans l’agriculture et les coopératives, le développement des plantes génétiquement modifiées, l’avenir des prairies en Europe, les perspectives de la filière laitière après les quotas etc. Ces séances ont toutes lieu le mercredi et son ouvertes au public. (www.academie-agriculture.fr)
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