Abonné

Aviculture La compétitivité des industriels de la volaille sur la sellette

- - 2 min

La compétition avec le Brésil va devenir plus dure, pour les producteurs de poulets de chair européens, Français en particulier. En fixant des normes de bien-être animal très strictes pour les élevages, la Commission propose des mesures « inadmissibles », estiment les professionnels du secteur.

Le bien-être des poulets de chair va-t-il mettre à mal l’équilibre financier de l’industrie de la volaille ? Cette question se pose suite à l’adoption, par la Commission de Bruxelles d’un projet de directive fixant des normes minimales pour la protection des poulets de chair, le 31 mai. Première source d’inquiétudes pour les producteurs, la volonté de l’exécutif européen de limiter la densité des élevages à 38 kg/m2 contre 40 kg en moyenne dans l’Union européenne aujourd’hui. Le seuil pourrait être abaissé à 30kg seulement si d’autres normes de bien-être ne sont pas respectées : critères de chaleur, d’humidité, de formation du personnel et de contrôle vétérinaire régulier.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

bien-être animal
Suivi
Suivre
industrie
Suivi
Suivre

« Pas qu’une affaire d’éthique »

Par ailleurs, le projet détaille toute une série de normes pour les élevages industriels, de plus de 100 poulets destinés à la production de viande : l’accès approprié à une litière, à des abreuvoirs et à des aliments, une ventilation correcte, un éclairage suffisant, des inspections effectuées par le personnel deux fois par jour, le retrait des animaux malades ou blessés, la tenue de registres, etc. Les plus gros pays producteurs de poulets de chair – la France, la Belgique et les Pays-Bas – seront les plus touchés par ces nouveaux critères. « Ce n’est pas seulement une affaire d’éthique, il y va aussi de la qualité des produits proposés », défend le commissaire en charge du dossier, Markos Kyprianou. Selon la Commission européenne, les consommateurs européens seraient prêts à payer les produits plus cher si tant est qu’ils soient de meilleure qualité.