La composition politique de la commission de l’agriculture du Parlement européen pourrait être révisée après la défection d’un de ses membres du groupe socialiste vers le groupe Europe des nations et des libertés.
La décision du député roumain Laurentiu Rebega de quitter le groupe socialiste du Parlement européen (S & D) pour rejoindre le groupe Europe des nations et des libertés (ENF) coprésidé par la Française Marine Le Pen et le Néerlandais Marcel de Graaf a sensiblement modifié les équilibres dans la composition politique de la commission parlementaire l’agriculture et du développement rural (Comagri).
Selon le règlement, la composition politique des commissions parlementaires doit, « autant que possible, refléter » celle de l’Assemblée, ce qui, avec ce départ, n’est maintenant plus du tout le cas pour les socialistes au sein de la Comagri. Ceux-ci occupent 17,8 % des sièges de cette commission parlementaire (8 sur 45), alors que leur groupe S & D représente 25,3 % du nombre total de membres du Parlement européen (190 sur 751).
La Conférence des présidents de l'Assemblée pourrait donc être amenée à envisager de revoir la composition de la Comagri.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Un membre suppléant sanctionné
Le Bureau du Parlement européen a confirmé le 26 octobre les sanctions que le président de l'Assemblée avait imposées au député italien Gianluca Buonanno du groupe Europe des nations et des libertés, membre suppléant de la commission de l'agriculture, pour avoir revêtu le 6 octobre en session plénière un T-shirt portant une image de la chancelière Angela Merkel combinée avec les éléments d'une image d'Adolf Hitler, et, le lendemain, au cours d'un débat avec la chancelière et le président français François Hollande, avoir arboré une fausse moustache évocatrice et fait le salut nazi. Le député a été suspendu de toute participation aux activités des organes officiels du Parlement européen pendant dix jours consécutifs, sans préjudice de son droit de vote en plénière, et devra payer une amende de 3 060 € équivalant à ses indemnités journalières pendant dix jours.