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Retenues collinaires La concertation sur la gestion de l’eau doit reprendre

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Après l’abandon par Delphine Batho des projets de décrets facilitant le stockage de l’eau pour l’irrigation, profession agricole et écologistes s’accordent, sur la forme, sur un point : les discussions doivent reprendre.

Sur le sujet des retenues collinaires, « nous attendons que les échanges et concertations reprennent le plus rapidement possible et permettent de trouver des solutions concrètes à la hauteur des enjeux », ont écrit la FNSEA, Orama, Irrigants de France et l’Assemblée permanentes des chambres d’agriculture, dans une lettre commune adressée à Delphine Batho et datée du 18 juillet. Ces quatre organisations réagissent au fait que Delphine Batho a annoncé, le 11 juillet à l’Assemblée nationale, avoir décidé d’abandonner les deux projets de décret en cours de préparation pour simplifier la création de retenues collinaires pour l’irrigation (voir Agrapresse n°3359). Elle ajoutait que les concertations allaient reprendre rapidement pour « remettre à plat » ce sujet. Stéphane Le Foll était destinataire de ce courrier, mais reste « étrangement silencieux», note la FNSEA. Les cosignataires rappellent qu’ils ont « toujours défendu la mise en place d’un plan national en faveur du stockage ».
La FNSEA envisage donc de « reprendre son bâton de pèlerin » pour aller convaincre les services du ministère de l’Ecologie. Le sujet a d’ailleurs été évoqué, le 19 juillet, lors du rendez-vous entre Stéphane Le Foll et les représentants des filières végétales. « Stéphane Le Foll accepte que les retenues collinaires pour l’irrigation soient une solution d’avenir », rapporte Christophe Terrain, président de l’AGPM, l’association des producteurs de maïs, présent à ce rendez-vous.
De son côté, France Nature environnement a réagi, le 19 juillet, estimant que « l’abandon de ces projets doit être le point de départ d’une nouvelle réflexion aboutissant à une gestion intégrée de la ressource, inscrite dans le contexte de l’évolution climatique et non dans le prolongement des mauvaises habitudes ». Des discussions qui doivent, selon Bruno Genty, son président, « déboucher sur une meilleure gestion de la ressource. Cela passe par le développement d’un nouveau modèle agricole basé sur une consommation d’eau réduite. Les alternatives existent. Il faut maintenant aider les agriculteurs à faire une transition dont les bénéfices seront autant écologiques qu’économiques. »
La Confédération paysanne se félicite quant à elle de la décision de Delphine Batho, car « l’irrigation en agriculture ne peut pas être appliquée de façon aussi irréfléchie que dans le dispositif précédent ».

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