Comme lors du premier confinement de mars où elle avait farouchement milité pour le maintien des marchés de plein vent, la Confédération paysanne demande au gouvernement que soit ajoutée, aux motifs de dérogations au couvre-feu, la possibilité de se rendre sur « le lieu de distribution d’une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou de tous autres lieux de vente directe de produits alimentaires et sur les marchés du soir », indique un communiqué de presse du 15 janvier. « Il ne faut pas reproduire les erreurs du premier confinement sur les marchés, qui avaient fortement pénalisé les paysans et paysannes vendant sur les marchés, au profit de la vente en grande distribution jamais inquiétée », revendique le syndicat. Il assure que la mise en place du couvre-feu généralisé à 18 heures comme moyen de lutte contre l’épidémie de Covid-19 va « pénaliser de nombreux paysans et paysannes qui vont se retrouver avec leurs produits sur les bras » et « générer des difficultés d’écoulement des produits, du stress et de l’épuisement ». Ces mêmes agriculteurs avaient « redoublé d’effort depuis le début de la crise sanitaire pour assurer l’approvisionnement en produit frais et locaux », fait valoir la Conf’.
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