La Confédération paysanne estime nécessaire une prise en charge du mildiou par les pouvoirs publics, indique-t-elle dans un communiqué publié le 4 juillet. « Nous exigeons une prise en charge des situations difficiles dans l'urgence » à partir d’un recensement des agriculteurs touchés, par les services décentralisés et les chambres d'agriculture. « Pour le mildiou, comme pour la grêle ou les inondations, les paysans en situation difficile doivent pouvoir bénéficier d'un accès facilité aux aides sociales, d'une prise en charge des cotisations sociales ou encore de la possibilité de mettre en place du travail partiel sur leur ferme », justifie-t-elle. Le syndicat demande un accompagnement de tous les paysans « qui cherchent à protéger l'environnement en bannissant l'usage de pesticides chimiques de synthèse ». Ainsi, l'aide au maintien à l'agriculture biologique doit être rétablie et l'autorisation du cuivre maintenue. Sinon, les « déconversions » qui ont déjà commencé, « vont s'accélérer, en contradiction avec les ambitions affichées sur l'agriculture biologique ». Enfin, la Confédération paysanne considère que la prise en charge financière du mildiou doit être abondée financièrement par d'autres acteurs et non les seuls paysans. « Il n’est pas acceptable qu'ils en supportent seuls les conséquences quand toute la filière agroalimentaire est concernée ».
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