A la veille de la tenue d’une conférence européenne sur l’avenir de la filière ovine (les 4 et 5 septembre à Limoges), la Confédération paysanne demande des aides immédiates au gouvernement pour sauver les élevages de moutons en France qui disparaissent progressivement depuis une vingtaine d’années.
A quelques jours de l’ouverture de la conférence européenne sur les « enjeux et avenir de la filière ovine » qui se tiendra les 4 et 5 septembre à Limoges, la Confédération paysanne demande un plan d’aide d’urgence à la filière. « Cela n’a aucun sens de réfléchir à une politique ovine européenne à partir de 2010 si des mesures conséquentes ne sont pas fixées aujourd’hui pour empécher la disparition des moutonniers en 2008 et 2009 », prévient le syndicat dans un communiqué. La Confédération paysanne a donc essayé – en vain – de faire symboliquement inscrire, mercredi 27 août, une brebis et son berger aux archives nationales à Paris. « Il faut laisser une trace de ce métier aux générations futures, car dans quelques années il aura totalement disparu », a ironisé André Bouchut, secrétaire général du mouvement paysan.
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Une aide de 35€ par brebis
Reçus par Michel Barnier le soir même, les représentants du syndicat ont obtenu l’organisation en septembre d’une réunion, sous l’égide du ministère de l’Agriculture, qui devrait réunir l’ensemble des acteurs de la filière : banques, assurances, distribution, industrie agroalimentaire et coopératives. La Confédération paysanne demande également au ministère des aides immédiates de 35€ par brebis plafonnées à 300 brebis par actif sans taille de troupeau plancher, une revalorisation de la prime à la brebis à hauteur de celle des bovins allait et une entrevue avec Michel et Barnier et Mariann Fisher Boel, commissaire européen à l’agriculture. Si aucune réponse n’est apportée rapidement à ces exigences, le syndicat menace de bloquer l’organisation de la conférence européenne sur l’élevage ovin de Limoges.