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Pesticides La Confédération paysanne dénonce un trafic illégal de pesticides

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La Semaine pour les alternatives aux pesticides, qui se tenait du 20 au 30 mars dans 27 pays, a donné l'occasion à la Confédération paysanne de dénoncer, à Toulouse le 27 mars, « l'inaction des pouvoirs publics » face à un trafic illégal de pesticides.

«C OMME il existe un trafic illégal de cigarettes entre la France et l'Espagne, il existe un trafic illégal de pesticides », a déclaré Jean Sabench, représentant de la commission pesticides de la Confédération paysanne (CP), à Toulouse, le 27 mars. L'illégalité du trafic tient du fait que les pesticides importés depuis l'Espagne sont interdits en France. « Les contrôles à la frontière sont insuffisants », dénonce le syndicat d'agriculteurs. En 2010, des vendeurs de pesticides toxiques opérant dans le Sud-Ouest avaient été condamnés à de simples amendes de 50 à 5 000 euros, en appel, à Toulouse, a-t-il poursuivi. Par ailleurs, certains agriculteurs français achètent aussi des pesticides autorisés en France, toujours de l'autre côté des Pyrénées, car ils y sont moins chers. « Le prix espagnol est inférieur de l'ordre de 20 à 30% par rapport aux prix français », assure Jean Sabench. Un arboriculteur du Lot-et-Garonne explique que si les agriculteurs continuent d'utiliser les pesticides, c'est « une fuite en avant » pour maintenir les rendements dans un contexte économique difficile.

Scandale sanitaire

Au-delà des aspects économiques et dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, la CP a rappelé que les alertes sur les conséquences pour la santé humaine de l'utilisation de pesticides se multiplient : « Les pouvoirs publics savent et laissent faire ». Pierre-Michel Perinaud, médecin généraliste limogeois, aurait recueilli 1 300 signatures de ses consoeurs et confrères pour appeler à une diminution des pesticides : « Cela nous paraît inconcevable de laisser les agriculteurs seuls face au dilemme : “je gagne ma croûte ou je risque ma santé” », a-t-il confié à l'AFP, le 27 mars.

Semaine pour les alternatives aux pesticides : l'idée gagne du terrain

«E N Chine, il est très difficile d'entrer en contact avec des associations à cause de la situation politique.

La liberté d'expression, c'est compliqué… », a expliqué Nadine Lauverjat de l'Association Générations Futures, le 17 mars, en marge du lancement de la Semaine pour les alternatives aux pesticides qui avait lieu dans 27 pays du 20 au 30 mars.

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Nombre de grands pays agricoles n'en font pas encore partie.

Les Etats-Unis ou encore le Brésil sont comme la Chine des pays difficiles à engager dans ce type de démarche.

Néanmoins, l'année 2014, neuvième édition de l'événement, compte onze nouveaux pays. Et Génération Futures rappelle que l'engagement de l'Argentine en 2014 est déjà, selon l'organisation, une réussite.