La Confédération paysanne souffre d’une sous-représentation dans le nouvel office des grandes cultures. Le syndicat voudrait deux sièges au lieu d’un au Conseil de direction plénier.
Une nouvelle fois, après l’office de l’élevage le 26 juillet, la Confédération paysanne a manifesté devant les offices pour « défendre sa présence et son expression dans les institutions ». Le 4 octobre, une dizaine de militants du syndicat, le visage bâillonné par un mouchoir blanc, manifestait devant l’OniGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures) afin de revendiquer deux sièges au conseil de direction plénier au lieu du seul siège qui leur a été attribué. Second motif de mécontentement : le choix par le ministre de l’Agriculture du représentant de la Confédération paysanne qui n’était pas celui proposé par le syndicat. « L’enjeu n’est pas seulement de défendre l’existence de la Confédération paysanne mais aussi de faire entendre ceux qui proposent une alternative à une politique agricole destructrice d’emplois agricoles», souligne Régis Hochart, porte-parole du syndicat, qui pesait 28,7 % de voix aux dernières élections des chambres d’agriculture. « Sournoisement, le gouvernement veut faire disparaître progressivement toute expression autre que celle de la FNSEA (…) et tente d’empêcher toute évolution contraire à leurs souhaits quels que soient les résultats des prochaines échéances électorales », a-t-il ajouté. Bruno Hot, directeur de l’Office, qui a rencontré une délégation des manifestants, les a assurés de faire remonter au ministre de l’Agriculture leur revendication. L’OniGC souligne cependant qu’il faut tenir compte du fait que le nombre de représentants au conseil de direction plénier de l’OniGC (25 personnes) est plus restreint que celui du conseil central de l’Onic (51 personnes).
La représentation dans les nouvelles structures
Désormais, la Confédération paysanne détient un siège au conseil spécialisé « céréales » au sein du collège des représentants de producteurs (Thierry Dupouy) ; un siège au conseil spécialisé « oléoprotéagineux » (Jean-Luc Baudry) et un siège au conseil spécialisé « sucre » (Françis Haillet). Auparavant, la Confédération paysanne détenait aussi un siège à l’Onic (office des céréales), un à l’Oniol (office des oléagineux) et un au Firs (fonds de régulation du sucre). Il s’agissait des mêmes personnes.
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Le Conseil de direction plénier de l’OniGC, quant à lui, est composé de 7 membres choisis au sein du conseil de direction spécialisé « céréales », 5 membres issus du conseil « oléoprotéagineux » et enfin 3 membres du conseil « sucre ». Sur les 25 membres du Conseil de direction plénier, les représentants des producteurs sont au nombre de 6 (2 par conseil spécialisé). Il s’agit de Philippe Pinta (président de l’AGPB), Christophe Terrain (président de l’AGPM), Xavier Beulin (président de la Fop), Henri Barnabeau (Coordination rurale), Gaël Grosmaire (Jeunes agriculteurs) et enfin Françis Haillet (Confédération paysanne). Par ailleurs, l’AUP, Agence unique de paiement, est composée de 21 membres, dont 10 membres de droit (administration) et 8 « personnalités désignées en fonction de leur compétence ». A ce titre, Thierry Dupouy, de la Confédération paysanne, a été nommé au conseil d’administration de l’AUP.