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Bilan de santé de la PAC La Confédération paysanne prône une répartition des aides selon les revenus

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La Confédération paysanne estime que le bilan de santé de la PAC peut être l’occasion d’abandonner les références historiques pour une meilleure répartition des aides. A l’occasion de la présentation de ses vœux le 9 janvier, le syndicat a demandé au ministre de l’Agriculture de tenir compte des revenus des exploitants dans cette nouvelle répartition, et de donner un bonus d’aide aux 50 premiers ha des exploitations pour que les petites fermes soient moins défavorisées.

Même si les outils du bilan de santé de la Pac ne lui conviennent pas entièrement, la Confédération paysanne estime qu’ils offrent des possibilités pour une meilleure redistribution et une meilleure répartition des aides. Le syndicat paysan fait donc une série de propositions au ministre de l’Agriculture qui doit présenter les choix des orientations françaises le 15 février prochain. « La redistribution des aides ne permet pas de répondre de manière pointue aux problèmes de revenus des agriculteurs, mais elle doit les prendre en compte », estime le porte-parole du syndicat, Régis Hochart ». Pour lui, les éleveurs d’ovins devront donc être les premiers bénéficiaires de cette redistribution, comme l’a promis Michel Barnier. Pour la Confédération paysanne, la boîte à outils doit être l’occasion d’abandonner les références historiques. L’article 46 qui permet d’harmoniser les DPU par étapes doit donc être activé pour arriver à une convergence des aides.

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Un bonus aux 50 premiers ha

Le mouvement paysan demande qu’un bonus d’aide soit alloué aux 50 premiers hectares (que ce soit en terre arable ou en prairie). Cette mesure favoriserait le maintien de toutes les exploitations sur le territoire en répartissant les aides de manière plus juste entre les petites et les grandes exploitations. Pour la filière fruits et légumes, les militants de la Confédération proposent au ministre de mettre en place une dotation renforcée (pouvant aller jusqu’à 2 000€/ha dans la limite de 3ha) qui soit conditionnée par des pratiques environnementales et sociales « convenables ». Enfin, dans le secteur de l’élevage, la Confédération s’oppose au découplage de la PMTVA (prime au maintien des troupeaux de vaches allaitantes) qui permet une répartition harmonieuse des élevages sur le territoire.