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Prix du lait La Confédération paysanne s’invite à l’interprofession laitière

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Une quarantaine de militants de la Confédération paysanne a investi le Cniel à Paris pour appeler à une renégociation de l’accord du 3 juin sur le prix du lait sous l’égide du ministère de l’Agriculture. « Alors que les marchés du beurre et de la poudre frémissent, il n’est pas normal que l’application de l’accord du 3 juin prévoit de payer les producteurs un prix plus bas pour le dernier trimestre 2009, aux alentours de 250 euros/1000 litres », explique André Bouchut, secrétaire national du syndicat.

«Aujourd’hui, on peut donner du prix aux producteurs ! », s’est exclamé André Bouchut, secrétaire national de la Confédération paysanne, le 14 octobre. Le syndicaliste met en avant « cette même réactivité que les industriels évoquaient quand il s’agissait de baisser les prix ». Sauf que les tendances des marchés notamment en beurre-poudre sont aujourd’hui à la hausse. Dans ce contexte, « certaines entreprises ont les moyens de payer plus », affirme-t-il.
Cette renégociation de l’accord du 3 juin doit « se réaliser sous l’égide du ministère de l’Agriculture » puisque les syndicats minoritaires ne siègent pas à l’interprofession. La « difficulté des entreprises laitières est une supercherie », n’hésite pas à dire la Confédération paysanne dont une quarantaine de militants ont investi par surprise les locaux de la « maison du lait » à Paris. « Si certaines entreprises ont des difficultés réelles, pour l’essentiel elles vont bien », affirment-ils. « Le ministre doit imposer cette table ronde, car les paysans ne peuvent plus résister à ce prix d’élimination. Le prix doit remonter dès le 1er octobre », estime le syndicat.

La valeur du symbole
« Nous ne sommes pas venus ici (au Cniel : NDLR) par hasard », explique Philippe Collin, le porte-parole de la Confédération paysanne. En effet, une délégation du syndicat avait déjà investi les lieux en mai dernier avant la signature de cet accord « scélérat » sur le prix du lait qui « n’a pas apaisé les campagnes ». La preuve avec le mouvement de grève du lait et toutes les actions de contestation qui perturbent la filière depuis 4 mois.
« Face à la surdité du directeur du Cniel sur la remise en cause de l’accord du 3 juin », selon les syndicalistes, c’est au ministère de l’Agriculture que les militants de la Confédération paysanne ont transporté la plaque de la maison du lait, ainsi qu’une chaise, symbole de leur absence de l’interprofession, et la grande sculpture du hall d’entrée représentant une vache. Le syndicat a réitéré ses demandes dont celle de rentrer dans l’interprofession au cabinet du ministre Le Maire qui les a reçus dans l’après-midi. « Tous les syndicats doivent être représentés car tous les paysans doivent être défendus. Tous les producteurs sont indispensables pour demain », conclut la Confédération paysanne.

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