Fait plutôt rare, les arrivages de fruits et de légumes se déroulent sans téléscopages de produits et de provenances, et d’une manière générale le temps chaud favorise la consommation, indique-t-on mi-juillet au siège des fédérations de producteurs (FNPF et FNPL).
La plupart des fruits et des légumes ont un point commun, en ce début de saison : un bon enchaînement des calendriers de production, indique-t-on à la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPFruits). Le secteur de la cerise n’a pas vécu de crise comme celle qu’il a connue l’an dernier, où les baies étaient restées sur les arbres chez de nombreux producteurs, faute de demande. Cette année, après un printemps froid, le temps chaud depuis la mi-juin favorise la consommation de produits frais.
Les abricots et les pêches-nectarines ont frôlé la crise, début juin, mais la consommation relativement forte écarte les risques de surplus. Dans le Sud, où se profile une canicule, la consommation est fortement activée près des lieux de production.
La vigilance reste de mise
«On entre en pleine production» pour les pêches-nectarines, indique-t-on à la FNPFruits. La récolte française ne se télécope pas avec celle d’Espagne, du fait de la grêle qui s’est abattue sur le verger de ce pays. Néanmoins «restons vigilants», s’exclame Sandrine Morard, directrice de la FNPFruits, car il reste encore deux mois pleins pour la campagne de pêches-nectarines. Un facteur de bon écoulement des fruits d’été est aussi leur bonne qualité cette année, précise Sandrine Morard.
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Du côté des légumes, on note aussi un bon écoulement des salades, tomates, concombres et melons, produits frais par excellence.
La bonne conjoncture n’empêche pas la mobilisation de producteurs sur des actions de terrain et de long terme à la fois, comme celle que mène le parti communiste, avec l’appui de la FNPFruits, de la Confédération paysanne et du Modef. Le PC mène une campagne montant en épingle la différence entre les prix aux producteurs et les prix aux consommateurs, campagne qui «débouchera à l’automne sur un débat ouvert à tous sur la grande distribution». Il publie sur son site un double affichage des prix (au producteur et au consommateur) et adresse ces données à 2 000 journalistes. «Nous voulons fair la preuve que le double affichage est réalisable», contrairement à l’idée selon laquelle il rend les prix illisibles pour les consommateurs, explique Sylvie Mayer, animatrice du groupe de travail commerce équitable et économie solidaire du parti communiste. Ce dernier prépare des «ventes solidaires» pour le mois d’août et une pétition destinée aux consommateurs «pour une juste rémunération des acteurs de la chaîne des fruits et légumes».