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Alimentation La consommation de viande pas aussi émettrice de CO2 qu’envisagé

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Selon une étude réalisée par le Cirad et l’Inra sur l’alimentation durable, ce n’est pas tant la qualité de l’alimentation (viande, fruits et légumes, céréales) que la quantité qui contribue aux bilans carbone de ce que nous consommons.

«L’impact environnemental de la croissance de la part des produits animaux dans les régimes alimentaires s’avère plus complexe qu’il n’y paraît », soulignent Nicolas Bricas (Cirad) et Catherine Esnouf (Inra) qui ont présenté vendredi 9 décembre les conclusions du projet de recherche duALIne portant sur la durabilité de l’alimentation. Les chercheurs se sont penchés sur les effets sur l’environnement, la santé, l’équité sociale et l’économie des filières de la sortie du champ à l’assiette du consommateur. Leurs travaux sont compilés dans l’ouvrage Pour une alimentation durable (Editions Quae). « Plus les quantités d’aliments ingérées chaque jour par un individu sont importantes, plus l’impact carbone associé à ces consommations est élevé », révèlent les chercheurs. Ils montrent « une faible relation entre la qualité nutritionnelle de l’alimentation et son impact carbone ». Résultat : pour réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à l’alimentation, une baisse des quantités totales ingérées pourrait donc être plus efficace qu’une modification du type d’aliments consommés. Ce qui signifie que la consommation de viande, et notamment de bœuf, n’a pas forcément plus d’impact sur l’environnement que la consommation de grandes quantités de produits végétaux. « Pour compenser l’absence relative de viande, on mange des aliments peu impactants – yaourts, fruits et légumes, féculents – mais en grande quantité », notent les experts.

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