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Vins/consommation La consommation mondiale de vin au plus bas ?

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Le recul de la consommation de vin au niveau mondial amorcé en 2007 semble avoir atteint son niveau le plus bas entre 2009 et 2010. C’est l’une des conclusions principales de la dernière note de conjoncture de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), rendue publique le 22 mars. Toutefois pour Federico Castellucci, directeur général de l’OIV, « il semble que le pire est derrière nous, et que le secteur vitivinicole mondial se trouve à nouveau en mesure de renouer avec la croissance, bien que des résultats sensiblement positifs ne seront pas immédiats ».

La consommation mondiale de vin en 2011 s’élève à 241,9 Mhl en milieu de fourchette d’estimation, ce qui représente une hausse de 1,7 Mhl par rapport à 2010 (+0,7%). Ceci implique pour 2011 que la consommation mondiale a cessé de reculer, et qu’un retour à la croissance s’annonce, bien que très modérée. Néanmoins, à cause notamment de la conjoncture économique générale, le premier continent consommateur, à savoir l’Europe, n’est pas proche de retrouver la croissance d’avant la crise. Ainsi, parmi les pays traditionnellement producteurs et/ou consommateurs européens, la consommation italienne affiche un recul sensible de l’ordre d’1,6 Mhl (-6,3%, ce qui fait suite à une croissance de 0,5 Mhl entre 2009 et 2010), malgré un relèvement de la consommation française (+1 Mhl, après un recul sensible entre 2009 et 2010 de 1,3 Mhl), la stabilité de la consommation allemande, et les modestes reculs de la consommation espagnole (-0,2 Mhl), britannique (-0,4 Mhl) et portugaise (-0,15 Mhl) en 2011. La France rattrape son recul de 2009/2010, avec une progression de 3,5% à 30 Mhl, mais cette croissance serait largement imputable aux achats d’étrangers lors de leurs vacances. Les Etats-Unis, second marché mondial en volume, connaissent une croissance évaluée à +0,9 Mhl pour atteindre en première approche 28,5 Mhl (évaluation hors vin spéciaux et vermouth), alors qu’entre 2009 et 2010 la croissance n’avait été que de 0,35 Mhl. En ce qui concerne la Chine, la consommation continue de progresser, notamment si l’on considère le développement rapide des importations, sans apparition d’exportations significatives à partir du pays. La consommation apparente en Chine s’approcherait en 2011 de 17,0 Mhl (+1,15 Mhl par rapport à 2010). Argentine, Afrique du Sud, Australie, Chili, Nouvelle-Zélande enregistreraient en 2011 des demandes intérieures équivalentes à celles de 2010.

Evolutions contrastées pour la production
La production mondiale de vin en 2011 (hors jus & moûts) est estimée à 265,7 Mhl en milieu de fourchette d’estimation, ce qui représente une hausse de 0,6 Mhl par rapport à 2010. Il s’agit d’une production globale de vin qui peut être qualifiée de faible, voire de très modeste, notamment dans l’Union Européenne. Dans cet ensemble géographique, la diminution la plus sensible est située en Italie, qui voit sa production reculer de près de 7 Mhl par rapport à celle de 2010 (-14,3%). Les productions portugaise (-16,9%), et dans une moindre mesure espagnole, enregistrent également des reculs respectifs de 1,2 et 0,9 Mhl. A l’inverse, la production française hors jus et moûts enregistre une croissance de 3,9 Mhl (+8,6%), tandis que les productions allemande et autrichienne retrouvent en 2011 un niveau conforme à la normale, et que la production roumaine avec 4,7 Mhl se redresse sans cependant retrouver son niveau d’avant la récolte de 2009 (rappel récolte 2009 et 2010: 6,7 et 3,3 Mhl). En Amérique, les États-Unis enregistreraient avec 18,7 Mhl (hors jus et moûts) une production relativement modeste en retrait de 10,3% par rapport à 2010. La production dans la partie sud du continent est à l’inverse très élevée : le Chili atteint une nouvelle production record avec 10,6 Mhl, et l’Argentine maintient une production de vin importante malgré un retour à la normale de la production de jus et moûts (15,5 Mhl contre 16,3 l’année dernière), tandis que le Brésil approche les 3,5 Mhl (contre 2,5 en 2010). En Afrique du sud, la production vinifiée croît légèrement pour atteindre près de 9,7 Mhl (9,3 Mhl en 2010 et 10,0 Mhl en 2009). La production néozélandaise quant à elle enregistre une récolte record à 2,35 Mhl (+0,45 Mhl /2010).

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