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Ovins La contractualisation ovine, à poursuivre... en priorité

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La contractualisation en ovins viande est une démarche à encourager et à poursuivre pour les professionnels de l’élevage. La conférence de presse de rentrée de la Fédération nationale ovine (FNO) qui se tenait à Montmorillon le 7 septembre a été l’occasion de le rappeler. L’accent a également été mis sur la réforme de la Pac et sur la gestion du loup.

Serge Preveraud, président de la Fédération nationale ovine (FNO), est revenu sur la contractualisation en filière ovine lors de la conférence de presse de rentrée qui se tenait à Montmorillon le 7 septembre. « Au cœur de ce dispositif se trouve la remontée des prévisionnels pour permettre d’avoir une meilleure connaissance de l’offre et mieux l’adapter à la demande », rappelle-t-il. Les éleveurs et les acheteurs peuvent ainsi s’appuyer sur ces indicateurs pour fixer le prix des animaux. En outre, il rappelle que des aides européennes (trois euros par brebis) sont versées aux professionnels qui optent (car ce n’est pas obligatoire) pour ces contrats. « 87% des brebis bénéficient de cette aide », raconte Serge Preveraud. Autrement dit, la contractualisation est répandue dans la quasi-totalité des exploitations ovins viande. Autre sujet, plus immédiat, c’est celui des indemnisations pour les élevages touchés par le virus de Schmallenberg. « 1 000 éleveurs ont été touchés par le virus dans 56 départements. Il nous semble indispensable que les éleveurs les plus touchés puissent être aidés », insiste-t-on à la FNO. Concernant les aides européennes à la production, les éleveurs souhaitent « un maintien d’une aide couplée à la brebis à hauteur au moins équivalente à l’aide actuelle ». Par ailleurs, « 36% des brebis sont en zones défavorisées simples ». Les professionnels ont exprimé leurs craintes de voir déclasser une grande partie de ces zones. Cela reviendrait à supprimer une partie du soutien dont bénéficient les éleveurs.
 
Polémique sur le loup
« Tous les ans, il y a une augmentation de la prédation. Aujourd’hui, on est à saturation », poursuit Serge Preveraud. La polémique sur le loup est loin d’être terminée. Les protagonistes sont toujours les mêmes. D’un côté, la FNO dont la position reste ferme dans une motion portée, le 20 août, à tous les préfets de région : « L’activité d’élevage est incompatible avec la présence du loup ». De l’autre, les écologistes tiennent un discours qui fait front aux propositions des éleveurs. « Le retour du loup, on ne l’empêchera pas », constate Jean-David, spécialiste de la question du loup chez France Nature environnement (FNE). Pour la FNO, le loup progresse et, en outre, « il coûte 10 millions d’euros aux pouvoirs publics». Ces enveloppes incluent les indemnisations versées aux éleveurs pour les animaux victimes du loup, le financement des recherches, des mesures de protection, etc. « Il faut des mesures de régulation efficaces. Nous avons d’ores et déjà demandé un rendez-vous avec Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, pour poursuivre le travail entamé avec le précédent gouvernement », appuie Serge Preveraud. Depuis la fin de l’été, plusieurs tirs de prélèvement ont été autorisés suite aux attaques répétées dans certains départements, notamment, fin août, dans le Var et dans les Alpes de Haute-Provence. « Nous ne sommes pas contre les tirs de prélèvement. Mais ils doivent être proportionnés au nombre de loups », explique Jean-David Abel.

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