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Communication La coopération agricole veut surfer sur sa campagne télé

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Au terme de sa première campagne de pub TV, Coop de France en a souligné l'impact à l'occasion du Salon de l'agriculture. Les coopératives de l'Ouest ont au même moment affiché l'objectif de « s'inscrire dans la modernité ».

«U NE très grande fierté collective. » Voilà comment le président de Coop de France Philippe Mangin a qualifié sa pub télévisée, entouré d'invités au Salon de l'agriculture le 25 février, avant de brandir avec plusieurs collègues des pancartes signées du nouveau logo de la coopération agricole. Son but : « Peser davantage dans le débat public, renforcer l'attractivité vis-à-vis des jeunes agriculteurs et salariés », a-t-il rappelé. Près de 600 coops « de toutes tailles, de toutes filières, de toutes régions » participent à ce « défi inédit en France et dans l'Union européenne ». « Chaque jour, de nouvelles coopératives rejoignent le mouvement », a souligné Philippe Mangin. Leur intention est bien de surfer dessus.

« La coopération agricole s'inscrit dans la modernité », a souligné devant les journalistes au SIA le lendemain Jean-Luc Cade, président de Garun Paysanne, regrettant son « image souvent passéiste ». « On fait plein de choses, mais qui ne sont pas assez mises en avant », a-t-il considéré. Exemple en matière d'environnement. « L'accent est mis sur le développement des outils d'aide à la décision, pour à la fois l'optimisation des pratiques agricoles et en apporter la preuve au grand public », a souligné lors de ce point presse des coopératives de l'Ouest Jean-Claude Orhan, président de la Cecab.

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Appel aux pouvoirs publics

Selon Jean-Luc Cade, « les coopératives sont les mieux placées pour mettre en place la double performance économique et environnementale ». Elles gagnent d'ailleurs du terrain sur la concurrence en Pays de la Loire, Bretagne et Basse-Normandie, pour atteindre 70 % de parts de marché dans l'agrofourniture. « Le poids des nouvelles normes est tel que les agriculteurs se tournent vers les opérateurs apportant du conseil », a expliqué le président de Coop de France Ouest Jean-Marie Gabillaud.

Reste une attente d'allègement des contraintes environnementales. D'où l'appel lancé aux pouvoirs publics, qui doivent « simplifier la vie » des agriculteurs, a estimé Jean-Marie Gabillaud. « On attend un signe fort des politiques pour donner des perspectives » à la profession, a lancé Jean-Claude Orhan.