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Deux ans seulement après la mise en route d’une tour de séchage (5 M€ d’investissement), une quatrième est en chantier. 4 M EUR sont investis à Isigny Sainte Mère pour rénover des installations existantes et les convertir en quatrième tour de séchage de poudre de lait infantile. Opérationnelle mi-2012, cette installation fera passer la capacité de 20 000 t à 25 000 t. « En 1995, nous étions à 3 000 t », rappelle Claude Granjon, directeur général adjoint. La coopérative profite donc d’une demande mondiale en très forte croissance et n’est finalement limitée que par ses capacités. Dernier contrat significatif en date, celui signé avecle chinois Shangaï Chenguan Dairy qui porte sur 3 000 t d’ici à trois ans. Mais chez Isigny Sainte Mère on est prudent. « Les Chinois ne sont pas toujours aussi fidèles qu’ils l’annoncent en affaires et nous avons déjà eu des expériences malheureuses. » Une chance, le lait infantile ne contient que 30 % de lait, ce qui permet d’augmenter la production sans trop de lait supplémentaire.
La poudre de lait pèse 50 % du chiffre d’affaires de la coopérative, qui emploie 600 personnes et rassemble autant de producteurs. L’an passé, 50 % de cette production est partie à l’export, cette année, ce sera environ 60 % avec des marchés du Moyen-Orient à l’Asie.
L’activité beurre crème fromage progresse, elle, de 3 % à 4 % par an, ce qui peut paraître peu en comparaison. 30 % de ce segment est réalisé à l’export. « Nous travaillons avec les zones où l’on cuisine traditionnellement avec du beurre et de la crème et une habitude qui a été exportée aux Etats-Unis. Notre chance, c’est qu’une partie de cette population fréquente les grands hôtels du Moyen Orient et de l’Asie. Notre seul marché atypique est le Japon. »
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