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Porc La coopérative LT fête 40 ans « d’indépendance et de liberté »

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La coopérative de production porcine du Léon et Tréguier (Finistère) poursuit sa stratégie de groupement « indépendant ». A l’origine de la formation de la plate-forme Initia, elle entend plus que jamais, au moment où elle fête ses 40 ans, poursuivre ses alliances plutôt que s’engager financièrement dans l’aval de la filière.

«Indépendance et liberté », répète François Palut, à propos de la coopérative du Léon et Tréguier (LT) qu’il préside. Basé à Landivisiau (Finistère), le groupement de producteurs de porcs, qui estime être le quatrième en France derrière la Cooperl, Coopagri Bretagne et Prestor, fête cette année ses 40 ans d’existence Deux journées portes ouvertes ont été proposées à cette occasion, à Plouvorn (Finistère), les 12 et 13 mai, par la section jeunes de la coopératve LT. Ces deux journées ont permis de mettre en parallèle un élevage de porcs de 1967 et un élevage de porcs 40 ans après.. Cent dix exploitations et 165 éleveurs adhérent aujourd’hui à la coopérative LT, qui commercialise plus d’un million de porcs par an, pour un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros en 2006 (152 millions en 2005).

A l’origine d’Initia

Durant ses quatre décennies d’existence, la coopérative LT « n’a pris aucun engagement financier dans l’aval de la filière », s’est félicité, le 4 mai, François Palut. « Cela nous permet d’être réactif et de préserver la totale indépendance de nos éleveurs », souligne-t-il. C’est ainsi qu’en 2000, la coopérative participe à la création de la marque d’éleveurs, Cochon de Bretagne. Trois ans plus tard, LT décide avec Poraven et Porfimad de former Initia, une société anonyme simplifiée (SAS), pour vendre en commun leurs porcs. L’objectif pour les agriculteurs est double : abaisser les coûts de revient et augmenter les prix de vente des porcs. Très vite, Initia devient également une centrale d’achat de matériels et matériaux, puis également de matières premières. Début 2005, avec 8 autres coopératives, Initia se dote d’une plate-forme de ventes de porcs vivants pour l’exportation. Le but est « de réduire les disponibilités sur le marché français pour provoquer une augmentation mécanique des prix de vente payés aux éleveurs ». Et cela semble marcher… en tout cas sur 2006. Avec 195 580 porcs exportés par Initia, le prix moyen du Marché du porc breton a été sensiblement supérieur à celui de 2005 et a réduit son écart avec le cours allemand.

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Privilégier les alliances

« Nous ne reprochons rien aux abatteurs et transformateurs français mais les éleveurs n’ont pas à souffrir des problèmes de la filière française », déclare François Palut. « Nous devons cultiver nos valeurs de choix et de libertés », souligne-t-il. Indiquant qu’Initia pourrait prendre encore de l’importance, le président de la coopérative LT estime que le secteur porcin « est actuellement assez concentré ». « Les mentalités ne sont pas aujourd’hui à l’union. Il faut d’abord analyser les économies d’échelle que l’on pourrait réaliser et pour l’instant, nous n’en voyons pas vraiment ». ajoute-t-il. Selon lui, « l’heure est plutôt à des alliances pour faire baisser les coûts de revient des éleveurs ». « Nous avons beaucoup d’inquiétudes concernant la hausse des prix des matières premières, qui pourrait se prolonger après la récolte de juillet », prévient-il.